![]() Partenariats public-privé Le vérificateur général fustige QuébecMise à jour le mercredi 18 novembre 2009 à 19 h 40
C'est un coup dur pour le gouvernement du Québec: le vérificateur général de la province enfonce un clou de plus dans le cercueil des partenariats public-privé (PPP) dans le rapport qu'il remet à l'Assemblée nationale, ce mercredi. L'équipe de Renaud Lachance s'est penchée sur les projets de modernisation des centres hospitaliers universitaires (CHU) de Montréal, soit:
Le vérificateur général, Renaud Lachance, affirme notamment que Québec a calculé de manière « irréaliste » ce qu'il en coûterait pour entretenir les centres hospitaliers universitaires en mode traditionnel, c'est-à-dire en recourant uniquement au secteur public. Les PPP: pas forcément la moins coûteuse des solutions Le vérificateur, qui a examiné à la loupe les études menées par PPP Québec, estime que le gouvernement a exagéré « l'indice de vétusté physique » qui affecterait les immeubles. « PPP Québec estime que le secteur public, s'il choisit le mode traditionnel, laissera la situation se détériorer de façon telle que le déficit cumulé d'entretien et de renouvellement des immeubles du CHUM et du CUSM totaliserait plus de 9,4 milliards de dollars après 30 ans », peut-on lire dans le rapport. Or, pour le vérificateur général, cette analyse mène à un « indice de vétusté irréaliste de 94 % ». À titre de comparaison, Renaud Lachance cite une vérification datant de l'an 2000 pour laquelle « l'indice de vétusté » atteignait 20 %, pour un maximum de 37 %. Cet indice s'appliquait justement dans le cas d'immeubles du réseau de la santé et des services sociaux, pour trois régions qui regroupaient plus de la moitié du parc immobilier. « En mode PPP, affirme le vérificateur général, on tient cependant pour acquis que le gouvernement accepte, compte tenu de ses obligations contractuelles, de payer au partenaire privé des sommes suffisantes pour l'entretien et le renouvellement des actifs à l'intérieur des paiements qu'il lui verse. » Dans le cas des centres hospitaliers universitaires de Montréal, estime encore le vérificateur général, les analyses de Québec « traitent peu des inconvénients que le mode PPP pourrait comporter et des avantages du mode traditionnel ». Autrement dit, Québec est allé un peu vite en tirant des conclusions qui faisaient pencher la balance en faveur des PPP. Rappelons qu'en avril dernier, dans un autre rapport pour 2008-2009, Renaud Lachance montrait du doigt le gouvernement Charest en cause pour sa gestion déficiente du projet de construction du futur Centre hospitalier universitaire de l'Université de Montréal (CHUM). Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Console Audio-vidéo
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