Julie Surprenant (archives)
Une décennie après la disparition de sa fille, Julie, Michel Suprenant s'efforce de ne pas perdre le moral.
Il y a dix ans disparaissait Julie Surprenant à Terrebonne. À ce jour, la police ne dispose toujours d'aucune piste ni d'aucun indice pouvant permettre d'élucider ce qui est arrivé à la jeune fille.
« Je n'entretiens pas d'hypothèse négative, affirme Michel Surprenant. J'ai toujours espoir de revoir Julie vivante. C'est sûr que la réalité nous emmène ailleurs, mais je me plais à y croire. »
Le père de la jeune fille disparue n'est pas resté inactif durant toutes ces années. En 2004, il a participé à la fondation de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues. Quatre pères de jeunes femmes assassinées ou disparues ont mis sur pied cette association québécoise qui regroupe 507 familles et compte sur l'appui d'une cinquantaine de bénévoles.
Julie Surprenant est disparue le 16 novembre 1999 à Terrebonne vers les 21 h 30. Elle était âgée de 16 ans.
La jeune fille venait de participer à une activité dans un centre de jeunes de Terrebonne et elle avait fait le trajet du retour en autobus. C'était un trajet qu'elle connaissait bien.
Des passagers de l'autobus ont rapporté avoir vu un ou deux individus près de l'arrêt où Julie était descendue. Personne ne l'a jamais revue.
Le père de Julie Suprenant, Michel Surprenant
Pour Michel Surprenant, il importe de parler de Julie dans l'espoir que des informations viennent enfin éclairer ce qui a pu lui arriver.
L'hypothèse de la fugue est totalement écartée dans le cas de Julie Surprenant. Après avoir ratissé le secteur où elle a disparu, les policiers avaient exploré diverses pistes et indices, mais en vain.
Pour éviter que de tels drames surviennent, Michel Surprenant presse les autorités d'instaurer une escouade spéciale qui se consacrerait aux disparitions d'enfants.
Michel Surprenant prône également la création d'un registre public identifiant les prédateurs sexuels.
Le père de la jeune fille soutient que ce qui est arrivé à sa fille a fait réfléchir nombre de jeunes filles, de même que l'ensemble de la population.
D'après un reportage d'Annie Hudon-Friceau