Un projet d'un demi-millard pour la Gare Windsor

Projet de la Gare Windsor Projet de la Gare Windsor

L'Agence métropolitaine de transport (AMT) veut redonner vie à la Gare Windsor.

L'Agence métropolitaine de transport veut redonner vie à la Gare Windsor, notamment en accueillant la navette ferroviaire entre l'aéroport de Montréal-Trudeau et le centre-ville.

Le projet d'un demi-milliard de dollars permettrait notamment d'accueillir la navette ferroviaire entre l'aéroport de Montréal-Trudeau et le centre-ville.

Selon Joël Gauthier, pdg de l'AMT, ce projet permettrait de créer un « un véritable pôle intermodal » à un endroit stratégique, en plus de redonner vie à la vieille gare du CP construite il y a 122 ans.

ATM voudrait prolonger les voies ferrées du Canadien Pacifique (CP) en les faisant passer au-dessus de la rue Saint-Antoine et les raccorder à la Gare Windsor. Des immeubles à l'abandon seraient détruits au passage.

L'AMT cherche depuis deux ans une façon d'agrandir son terminus du centre-ville, qui sert aux autobus de la Rive-Sud et qui ne répond plus aux besoins croissants.

L'Agence veut également agrandir la gare Lucien-L'Allier, qui accueillera de plus en plus de trains au cours des prochaines années.

Selon M. Gauthier, le transporteur américain Amtrak envisage depuis quelques années de changer sa desserte Montréal-New York, qui utilise le réseau Canadien National (CN), pour prendre le réseau CP et ainsi réduire le trajet de deux heures et demie.

L'éventuelle gare pourrait aussi servir de terminus à la navette ferroviaire vers l'aéroport Montréal-Trudeau.

Mais Aéroports de Montréal préfère toujours un tracé alternatif jusqu'à la Gare Centrale.

Christiane Beaulieu, d'Aéroports de Montréal, rappelle que la Gare Centrale est déjà liée aux réseaux ferroviaire et d'autobus, accessible pour les taxis et les voitures, en plus d'être liée au Montréal souterrain.

L'AMT, qui prévoyait dépenser 40 millions pour rénover la gare Lucien-L'Allier, prévoit maintenant que la nouvelle Gare Windsor coûtera 520 millions.

Si le projet obtient l'accord de Québec, on s'attend à ce que les travaux prennent une dizaine d'années.