Montréal
Itinérance
Sans abri, mais pas sans besoin
Mise à jour le mercredi 4 novembre 2009 à 16 h 33
Déposé mercredi matin à l'Assemblée nationale, le rapport de la Commission parlementaire sur l'itinérance n'a surpris personne en soulignant l'ampleur du phénomène et l'urgence d'agir. Les députés de tous les partis siégeant à la Commission ont d'ailleurs unanimement recommandé au législateur de définir une politique de l'itinérance.
Les auteurs du rapport expliquent que les faibles prestations d'aide sociale pour personnes seules contribuent à augmenter le lot de sans-abri comme les Autochtones qui représentent 10 % de la population itinérante du Canada, soit trois fois plus que les non-Autochtones, selon le Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec.
La Commission propose d'ailleurs de brosser un meilleur portrait de l'itinérance et de la chiffrer. Les deux tiers, voire les trois quarts, des itinérants vivent à Montréal. Le rapport recommande aussi d'améliorer le soutien communautaire et d'augmenter le nombre de logements sociaux.
Des conclusions satisfaisantes
Réagissant au rapport, le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ) est plutôt satisfait des conclusions de cette consultation à laquelle il a participé.
« Cette recommandation unanime, qui reflète bien le message largement exprimé tout au long des travaux de la Commission, doit être le signal pour la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, d'aller de l'avant pour s'attaquer vigoureusement à la problématique de l'itinérance », souligne Marie-Claude Vézina, présidente du RSIQ.
Le Réseau espère aussi un financement adéquat et récurrent des organismes communautaires.
La Commission demande aussi au ministre de la Santé, Yves Bolduc, de reconsidérer sa décision de ne pas mettre en place des sites d'injection supervisée.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne