Une enquête de Radio-Canada lève le voile sur les activités d'un homme d'affaires de Beloeil qui se fait reprocher par de nombreuses personnes de les avoir flouées et d'avoir détruit leur famille.
Marcel Pontbriand
Marcel Pontbriand était un homme d'affaires en vue dans la région de Beloeil dans les années 1990 et 2000. Il gérait alors ses entreprises depuis un petit centre commercial.
Il s'était gagné la confiance de dizaines de personnes, dont Pascal Lamontagne et son père François.
« Mon père m'a amené à rencontrer Marcel Pontbriand. Il disait que c'était un bon gars, que tout ce qu'il faisait, c'était des bonnes choses ».
Marcel Pontbriand a profité de son influence pour convaincre les gens de racheter les actions qu'il possédait dans la compagnie Newtech, une entreprise québécoise qui développait un nouveau frein qu'elle n'a jamais mis en marché, et qui n'est plus en activité aujourd'hui.
Marcel Pontbriand détenait une grande quantité d'actions qu'il avait payées 1 $ chacune et qu'il revendait jusqu'à 30 $. Il promettait que ce placement à risque rendrait millionnaire.
Pascal Lamontagne
« Il te fait achaler du monde autour de toi pour donner de l'argent, pour que tu lui donnes à lui. Viens, on va faire signer des papiers sur Newtech, il n'y aura pas de troubles. Veux-tu être millionnaire. Oui tu veux être millionnaire, c'est correct. Investis, tu vas être millionnaire un jour » raconte M. Lamontagne.
Chantal Demers
Radio-Canada a rencontré plusieurs investisseurs qui ont perdu chacun des dizaines et des centaines de milliers de dollars. Chantal Demers, qui en fait partie, regrette d'avoir croisé Marcel Pontbriand.
« Quand on prend l'ensemble, les achats des actions, des titres de Groupe NewTech International, plus l'argent qu'on lui a prêté à part pour différentes choses, ça fait un total de 395 000, moi et mon père », dit-elle.
Marcel Pontbriand vit depuis plus d'un an en Arizona. Joint au téléphone, il a refusé de nous accorder une entrevue. Radio-Canada a appris que la Sûreté du Québec et l'Autorité des marchés financiers enquêtent depuis des mois sur les activités de Marcel Pontbriand.