![]() Grippe A (H1N1) N'encombrez pas les urgences!Mise à jour le jeudi 29 octobre 2009 à 14 h 53
La menace de la pandémie de grippe A (H1N1) alarme les parents au point où ces derniers encombrent les urgences, alors que leurs enfants ne présentent, dans la majorité des cas, que des symptômes bénins de grippe. Résultat: il y a débordement dans les urgences du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et celles du Centre hospitalier universitaire de l'Université McGill (CUSM). Or si cet achalandage perdure, le personnel soignant ne sera plus en mesure de s'occuper efficacement des enfants qui sont véritablement et gravement malades. C'est le message qu'ont lancé, jeudi, les médecins qui dirigent les urgences de ces deux grands centres hospitaliers, le Dr Michael Arseneault du CHU Sainte-Justine et le Dr Harley Eisman de l'Hôpital de Montréal pour Enfants. Les urgences de ces deux hôpitaux fonctionnent à 180 % de leur capacité. Elles reçoivent jusqu'à 300 enfants par jour, alors qu'elles ont la capacité d'en traiter 180. « La grande majorité des enfants qui seront atteints de la grippe H1N1 seront malades, oui, mais leur état ne nécessitera pas qu'ils voient un médecin ou même qu'ils reçoivent un traitement, explique le Dr. Michael Arseneault. C'est-à-dire qu'ils souffriront de maladie relativement bénigne. » Ces jours-ci, beaucoup de ces petits patients sont amenés aux urgences pour subir un dépistage de la grippe H1N1. Or les docteurs Arseneault et Eisman affirment qu'il ne peut y avoir de dépistage de routine de la grippe H1N1 aux urgences. Ce dépistage doit plutôt être effectué dans des centres de ressources locales, telles que les cliniques et les cabinets de médecins. Le printemps dernier, les services d'urgences effectuaient du dépistage de routine. Mais c'était dans le but de déceler le début de la pandémie. Maintenant que la pandémie est entrée dans une deuxième vague, les hôpitaux n'ont pas les moyens de faire du dépistage systématique et de routine auprès des patients qui souffrent de symptômes bénins. L'hôpital, précisent les chefs des urgences, doit être réservé aux cas les plus pressants. Les urgences sont les pires endroits, car il y circule un paquet d'autres virus, aussi ne peuvent-elles pas être utilisées dans les cas de symptômes bénins de grippe. — Le Dr Michael Arseneault Parmi les enfants qui sont amenés aux urgences, la moitié d'entre eux présentent des symptômes bénins qui peuvent être liés à la grippe H1N1 ou à la grippe saisonnière. Dans le doute, il faut certes consulter, mais pas forcément à l'hôpital... Mais quand faut-il consulter? Selon le Dr. Arseneault du CHU Sainte-Justine, les parents doivent faire preuve de jugement, consulter le Guide auto-soins distribué par le gouvernement canadien, ou encore le site Internet Pandémie Québec. « Chaque année, les enfants souffrent du rhume et, dans la grande majorité des cas, la situation va se résorber d'elle-même », rappelle le Dr Arseneault. Ce dernier précise toutefois qu'un bébé de moins de 3 mois qui fait de la fièvre doit être examiné par un médecin rapidement, le jour même. D'autres symptômes doivent être pris au sérieux: fièvre, toux, vomissements répétés, léthargie... « La psychose du H1N1 » Les médecins comprennent que les parents sont inquiets. Mais ils mettent en garde la population contre ce que le Dr Arseneault appelle « la psychose du H1N1 ». Pour le chef des urgences au CHU Sainte-Justine, la plupart des enfants malades le sont de manière bénigne. Le cas du garçon de 13 ans qui a succombé à la grippe H1N1 est un cas d'exception, explique le Dr Arseneault, qui précise ne pas connaître les détails entourant ce cas spécifique. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
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Grippe A (H1N1): la deuxième vague
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