Le maire de Ville-Marie nie avoir reçu de l'argent de Tony Accurso, contrairement à ce que des sources ont affirmé à Radio-Canada. Il rencontre actuellement la presse.
Le maire de Ville-Marie, Benoît Labonté, nie avoir rencontré le promoteur Tony Accurso et avoir reçu une somme d'argent de sa part en 2008. « La réponse est non. Je nie catégoriquement, et rien à mon agenda le 17 mars n'indique ni petit-déjeuner, ni lunch, ou quoi que ce soit », dit-il.
Mais selon des sources consultées par Radio-Canada, le bras droit de la candidate à la mairie Louise Harel a effectivement rencontré M. Accurso dans un restaurant en mars 2008.
Un ancien proche de M. Labonté affirme qu'à partir de ce moment, les choses ont changé. « Tout d'un coup, il y avait de l'argent pour faire des affiches, de l'argent pour engager un photographe de carrière réputé », a-t-il confié sous le couvert de l'anonymat.
Selon les informations de Radio-Canada, le parti recevait de l'argent comptant et devait trouver un moyen de le transformer en contribution politique légitime. « Le principe, c'est que l'argent rentre d'une source X. Certains membres de l'entourage de Labonté demandent à du monde: "Je te donne 500 $ ou 1000 $ cash, fais un chèque au parti en contrepartie." C'est comme ça que ça fonctionnait », a expliqué une source à Radio-Canada.
Des membre et des proches du parti auraient été sollicités. Benoît Labonté nie avoir été impliqué dans le stratagème. « Non, absolument pas, à ma connaissance, non, et si j'avais eu connaissance de ça, c'est une pratique qui aurait été immédiatement arrêtée », se défend M. Labonté.
Selon nos informations, ces stratagèmes auraient pris fin au printemps dernier avec l'arrivée de Louise Harel à la tête du parti Vision Montréal, qui réitère sa confiance en Benoît Labonté. « Je suis à ses côtés, et je n'ai pas de doute sur l'intégrité de M. Labonté. Je crois qu'il y a là une machination », a déclaré Mme Harel.
Louise Harel et Benoît Labonté parlent de salissage et laissent entendre que les autres partis alimentent ces polémiques.
Quant à l'entrepreneur Tony Accurso, il n'a pas retourné nos appels.
D'après un reportage de Davide Gentile