Vincent Lacroix à son arrivée au palais de justice, le 14 septembre dernier.
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PC/Paul Chiasson
Alors qu'il vient de plaider coupable aux accusations criminelles qui pèsent sur lui, à Montréal, Vincent Lacroix rompt le silence en présentant des excuses sous forme d'une lettre aux 9200 victimes de l'affaire Norbourg.
L'ancien PDG de Norbourg rompt le silence en présentant des excuses sous forme d'une lettre à ses quelque 9200 victimes. Il se dit un homme fini et sans avenir. Mais la missive laisse plusieurs de ses victimes sceptiques.
Le document de deux pages a été envoyé aux médias mardi. Il contient des passages indiquant des signes de remords. L'homme se dit « complètement terrassé » par les préjudices financiers et moraux qu'il a causés. Vincent Lacroix se dit aussi conscient de la colère et de la frustration du public à son égard.
La lettre aborde par ailleurs la question de la redistribution des sommes restantes à l'issue de cette vaste fraude. Vincent Lacroix affirme qu'une partie de l'argent des investisseurs est entre les mains des syndics et se demande pourquoi ceux-ci ne la redistribuent pas aux intéressés. Vincent Lacroix répète aussi qu'il n'a plus d'argent.
Dans une conclusion très sombre, monsieur Lacroix dit se percevoir comme un homme mort, avec lequel ses enfants ne veulent plus être vus en public.
Des victimes peu convaincues
Mais plusieurs de ses victimes se disent sceptiques devant cette lettre. C'est le cas de Jean-Guy Houle, entre autres, qui ne croit pas à ces excuses et se demande même si la lettre a vraiment été écrite par Vincent Lacroix.
Un plaidoyer de culpabilité
En début de semaine, coup de théâtre au palais de justice de Montréal : Vincent Lacroix a plaidé coupable aux accusations criminelles portées contre lui.
Le juge est revenu à la charge en demandant à Vincent Lacroix s'il comprenait bien qu'en plaidant coupable, il reconnaissait que la preuve déposée contre lui pour chacun des chefs d'accusation était valide. De nouveau, Vincent Lacroix a répondu oui.
Le juge a ordonné l'incarcération immédiate de l'ancien PDG de Norbourg. Les recommandations sur la peine devraient avoir lieu vendredi.