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Montréal Compteurs d'eau

L'opposition met la pression

Mise à jour le lundi 21 septembre 2009 à 12 h 46

Louise Harel et Benoît Labonté

Louise Harel et Benoît Labonté

C'est en soirée que le vérificateur général de Montréal déposera son rapport sur l'attribution du contrat des compteurs d'eau, à Montréal. Le vérificateur général déposera ce rapport très attendu lors de la séance du conseil municipal.

Mais, d'ores et déjà, la principale rivale du maire Gérald Tremblay, Louise Harel ainsi que son bras droit Benoît Labonté, maire de l'arrondissement Ville-Marie, réclament la tenue d'une séance spéciale du conseil municipal, assortie d'une séance plénière.

Les deux candidats de Vision Montréal affirment que ces séances sont nécessaires pour faire toute la lumière sur la responsabilité des élus et des cadres administratifs, à la Ville, dans cette affaire.

Benoît Labonté presse l'administration Tremblay de tenir ces séances d'ici au 28 septembre.

Le contrat accordé il y a deux ans à la firme GÉNIeau prévoit l'installation de compteurs d'eau dans les industries, les commerces et les institutions de la municipalité. Le contrat a déjà été suspendu en avril dernier, dans la foulée d'allégations de conflits d'intérêts. Il est d'une valeur de 356 millions de dollars.

À six semaines des élections municipales...

Pour Louise Harel, il faut que le maire Tremblay puisse répondre aux questions légitimes des Montréalais en ce qui a trait à ce contrat.

« En avril, le maire Tremblay disait encore que c'est le meilleur contrat que la Ville avait signé, rappelle Louise Harel.

Elle affirme que les Montréalais sont en droit de savoir « pourquoi est-ce un service d'ingénierie qui a évalué les besoins dans ce contrat plutôt que les services municipaux; pourquoi est-ce une firme privée d'avocats qui a évalué les aspects juridiques du dossier plutôt que le service du contentieux de la Ville et enfin, pourquoi est-ce une firme privée de comptables qui s'est penchée sur les coûts au lieu du service municipal des finances? »

« Pourquoi le plus important contrat de l'histoire de Montréal a-t-il totalement échappé aux Montréalais? », s'interroge Louise Harel.

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