Feu nourri de critiques

La « guerre des festivals » continue de faire rage au Québec.

Les organisateurs de la fête nationale et du festival Présence autochtone expriment leur colère et leur inquiétude au sujet de la tenue des FrancoFolies au mois de juin dès 2010.

Mercredi, c'est au tour des responsables de la fête nationale et du festival Présence autochtone de prendre la parole au sujet du déplacement des FrancoFolies de Montréal au mois de juin dès l'année prochaine.

Les dates annoncées pour le festival qui célèbre la musique francophone empiètent sur le déroulement des événements de la fête nationale (24 juin) et Présence autochtone (du 10 au 21 juin environ).

Inquiétude du comité de la fête nationale...

Le président du comité de la fête nationale, Mario Beaulieu Le président du comité de la fête nationale, Mario Beaulieu

Le président du comité de la fête nationale, Mario Beaulieu, s'est dit inquiet de la décision « unilatérale » prise par Spectra, qui va « bouleverser » le calendrier événementiel de la métropole.

Il considère que cela va « banaliser » la fête nationale.

Selon lui, les célébrations entourant la Saint-Jean-Baptiste bénéficieraient de moins d'espace médiatique et donc d'une couverture moindre.

Il demande au maire Gérald Tremblay et au gouvernement du Québec de procéder à une « réelle » consultation avant de changer les dates des FrancoFolies.

... Et colère du directeur du festival Présence autochtone

Le directeur général du festival Présence autochtone, André Dudemaine, lors du point de presse de mercredi Le directeur général du festival Présence autochtone, André Dudemaine, lors du point de presse de mercredi

Le grand responsable de Terres en vue, festival Présence autochtone, André Dudemaine, n'a pas mâché ses mots lors du point de presse. Il considère que les FrancoFolies en juin constituent un véritable « tsunami » pour son festival.

Il demande que la Ville lui donne les moyens de faire compétition aux FrancoFolies. En 1996, les Francos avaient lieu en même temps que Présence autochtone et monsieur Dudemaine avait constaté que les gens passaient sur le site, mais ne restaient pas « parce que le gros show est deux coins de rue plus loin ».

M. Dudemaine s'en prend directement au maire de Montréal qui l'avait assuré, dit-il, que la tenue simultanée des FrancoFolies et de Terres en vue, festival Présence autochtone devait demeurer exceptionnelle (en 1996 et 2006, cette fois-là en raison de la tenue des Outgames).

En tant qu'autochtone, il considère que le geste posé est « une attaque raciste ».

Le directeur de l'événement affirme que la « probité » du maire Labeaume n'est pas remise en question, ce qui n'est pas le cas de Gérald Tremblay. Il parle de « réflexes mafieux » à la Ville, où l'intérêt culturel n'est pas pris en compte.

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