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Montréal Accès à l'avortement

Le Collège des médecins contredit le ministre Bolduc

Mise à jour le mardi 11 août 2009 à 7 h 04

Clinique Morgentaler

La clinique Morgentaler est touchée par la loi 34.

Le Collège des médecins du Québec a réagi à la polémique soulevée par les dispositions du projet de loi 34 et ses conséquences sur l'accès à l'avortement.

Dans un communiqué publié lundi en début de soirée, le Collège précise que, contrairement à ce que soutient le ministre Bolduc, ce n'est pas à sa demande que l'interruption volontaire de grossesse (IVG) a été inscrite dans la liste des interventions chirurgicales encadrées par la loi 34.

Le Collège ajoute que « les critères appliqués [selon la loi 34] dépassent largement les niveaux de soins requis » et que la décision de Québec risque de compromettre l'accessibilité aux interruptions volontaires de grossesse.

L'application de la loi 34 signifie que les cliniques privées - soit quatre établissements à Montréal: l'Alternative, la clinique Morgentaler, l'Envolée et la clinique Femina - doivent se conformer à des règles plus strictes dans leurs pratiques, d'ici au 30 septembre 2009. Elles sont notamment tenues d'être équipées au même titre que les hôpitaux. L'investissement financier que représente l'application de la loi conduit plusieurs cliniques privées, dont l'Alternative, à annoncer qu'elles n'offriront plus de services d'avortement.

Les règles appliquées dans ces centres depuis plusieurs décennies n'ont jamais démontré jusqu'à maintenant des problèmes majeurs de qualité.

— Communiqué du Collège des médecins du Québec

Devant la controverse soulevée par les disposition de la loi 34, le gouvernement québécois a demandé un avis au Collège quant à la réglementation entourant les pratiques d'IVG. Dans son communiqué, le Collège dit qu'il soumettra « dans les meilleurs délais » au ministre de la Santé les normes de sécurité acceptables, selon lui, visant à assurer un exercice de qualité dans la pratique de l'avortement dans les cliniques privées, les cliniques communautaires, les CLSC et les centres hospitaliers.

Levine se fait rassurant

Le PDG de l'ASSS, David Levine

Le PDG de l'ASSS, David Levine

Pour sa part, le PDG de l'Agence de la santé et des services sociaux (ASSS), David Levine, a assuré que les femmes qui souhaitent avorter ne seront pas pénalisées par la loi 34.

M. Levine a affirmé n'avoir « absolument aucune inquiétude » au sujet de l'accessibilité des soins. Plusieurs cliniques et centres de santé se sont dits prêts à recevoir davantage de patientes. Selon M. Levine, cela permettrait de pallier la fermeture de cliniques privées, pour répondre à 70 % des demandes.

Réaction du privé

La Dre Francine Léger, praticienne à la Clinique Morgentaler, considère que le gouvernement du Québec « cible » certaines cliniques, dont celle où elle exerce, la clinique Morgentaler. Elle indique que Québec a contraint l'établissement à baisser ses quotas d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) l'an passé.

La Dre Léger garde néanmoins espoir et espère que le Collège recommandera des assouplissements à la loi 34.

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