![]() Montréal Industrie touristique Mauvaise saisonMise à jour le jeudi 30 juillet 2009 à 15 h 18
Les vacances de la construction s'achèvent et l'industrie du tourisme à Montréal est déçue. Ce qu'elle craignait s'est concrétisé: les hôteliers, les restaurateurs et les commerçants connaissent un été difficile. L'industrie s'attendait déjà à pâtir de la crise économique. Le mauvais temps n'a pas aidé. S'ajoute à cela le virus A (H1N1), le passeport obligatoire pour les Américains et le visa pour les Mexicains. Bref, un très mauvais cocktail pour le tourisme dans la province. Selon la vice-présidente de l'Association des hôteliers du Québec, Danielle Chayer, c'est surtout Montréal et Québec qui en souffrent. « Les grands centres urbains ont plutôt visé la clientèle internationale dans leur recherche de clientèle, explique-t-elle. Dans les régions, ce sont beaucoup les Québécois qui se promènent dans la province. » Le prix moyen des chambres d'hôtel à Montréal a chuté d'environ 20 %, passant de 170 $ à 138 $. Comme les touristes étrangers se font plutôt rares, la saison repose sur les vacanciers québécois. Or, nombre d'entre eux sont partis dans le Sud pour fuir le mauvais temps. Ceux qui sont restés ont raccourci leur séjour à l'hôtel. Ils restent rarement plus que trois jours et réservent à la dernière minute pour être certains de profiter du soleil. Malgré tout, Martine Lizotte, de Tourisme Montréal, ne perd pas espoir. « Déjà on sait qu'on aura un automne qui sera bon, entre autres à cause des congrès qui sont réservés longtemps à l'avance », dit-elle. Peut-être que la clientèle d'affaires, qui dépense davantage que les touristes, permettra de sauver, en partie, l'année des hôteliers et des restaurateurs de la métropole. D'après un reportage de Marjorie April Console Audio-vidéo
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