Des manifestants en colère se sont fait entendre devant le palais de justice de Montréal alors que comparaissait le fraudeur présumé Earl Jones.
Pancartes en mains, quelques dizaines de clients d'Earl Jones en colère arpentaient le trottoir, mardi, devant le palais de justice de Montréal pour faire entendre leur voix. Parmi eux figuraient plusieurs personnes liées à des dossiers semblables qui sont toujours devant les tribunaux.
La porte-parole des clients d'Earl Jones, Chérie Beluse, a déclaré que le message des manifestants est clair. « Il n'y a qu'une chose à faire, c'est de changer les règlements, les punitions. Ce qui se passe a un impact sur tout le monde », a-t-elle dit.
Une autre cliente de Jones, Mary-Sue Gibson, est encore sous le choc. « J'peux pas croire. On ne peut pas croire ce qui s'est passé au cours du dernier mois », répète-t-elle bouleversée.
Un homme venu de Boston à la place de ses parents floués tenait à être parmi les manifestants. « Cette manifestation est une étape de plus vers une justice plus équitable dans les dossiers de crimes de cols blancs », a-t-il fait valoir.