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PC/Peter McCabe
Rappel à l'ordre pour le Journal de Montréal. La Commission des relations de travail (CRT) reproche une fois de plus à Quebecor d'avoir enfreint les dispositions anti-briseurs de grève.
La Commission des relations de travail (CRT) a ordonné, jeudi dernier, au Journal de Montréal de ne plus utiliser les services de collaborateurs externes ou spécialisés pour faire le travail des journalistes en lock-out depuis janvier.
Le syndicat reprochait à l'employeur d'avoir eu recours aux services d'un collaborateur pigiste, Guy Bourgeois, pour avoir dirigé une série d'interviews dans le cadre d'un dossier publié en avril dernier.
Ce jugement est une demi-victoire pour le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal, la CRT ayant rejeté toutes les autres requêtes qui lui avaient été soumises en mars dernier.
La Commission accorde notamment au quotidien le droit de publier les textes d'autres médias de Québec pendant le conflit. À ce propos, une plainte avait été formulée sur la publication de textes et de photos en provenance de l'Agence QMI, mise sur pied par Quebecor peu avant le conflit de travail.
La CRT a conclu que cette façon de faire n'allait pas à l'encontre des dispositions anti-briseurs de grève. L'entreprise utilisait son « produit du travail », non les « services d'une personne », justifie-t-elle.
L'an dernier, la Commission avait reproché au Journal de Québec d'avoir utilisé des briseurs de grève lors du conflit de travail qui avait duré plus d'un an.