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Montréal Industrie du taxi

L'heure est au rouge

Mise à jour le vendredi 10 juillet 2009 à 9 h 20

Système GPS dans les taxis

Les chauffeurs de taxis montréalais ne sont pas au bout de leurs peines. Les revenus de l'industrie ont chuté de 40 % par rapport à l'an dernier, et une reprise normale des activités n'est pas attendue avant l'automne, rapporte l'Agence QMI.

La crise économique, la perte du Grand Prix et l'arrivée des Bixi comptent parmi les grands responsables des malheurs de l'industrie.

Seulement le mois dernier, une quarantaine de chauffeurs ont quitté les rangs de Taxi Coop. Ils montraient du doigt le manque flagrant de rentabilité.

Pour le porte-parole du Regroupement des corporations de taxis montréalaises, Dory Saliba, la gravité de cette crise est du jamais vu. « En juin, Taxi Coop a connu une baisse de 35 % de ses revenus. Les chauffeurs perdent en moyenne une centaine de dollars par semaine, si ce n'est pas plus », signale-t-il.

Ça fait 17 ans que je suis dans l'industrie du taxi et je n'ai jamais vu ça.

— Dory Saliba, Regroupement des corporations de taxis montréalaises

De Gatineau à Sept-Îles, le même malheur

Au dire du directeur général du Comité provincial du taxi, Daniel Bouchard, les prochains mois seront durs pour l'industrie du taxi, et ce, d'un bout à l'autre du Québec.

« Partout en province, on me dit que c'est pitoyable. Le mois de juin a été très difficile malgré les pluies abondantes, qui sont habituellement une vraie bénédiction pour nous. C'est la pire crise que j'aie vue en 10 ans de carrière. Heureusement, ça devrait reprendre après les vacances », espère-t-il.

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