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![]() Montréal Affaire Nathalie Morin Dépôt d'une motion solidaireMise à jour le mardi 9 juin 2009 à 20 h 32
Le député solidaire Amir Khadir a déposé mardi à l'Assemblée nationale une motion pressant Ottawa d'agir pour rapatrier Nathalie Morin, cette Québécoise qui serait retenue en Arabie saoudite contre son gré, avec ses trois enfants. Lors de son point de presse, il était accompagné de Johanne Durocher, la mère de Nathalie Morin. Mme Durocher, qui a déposé une mise en demeure contre le gouvernement canadien en avril dernier, a déploré à nouveau l'attitude du ministère des Affaires étrangères dans le dossier. Ottawa ne verrait dans la situation de Nathalie Morin qu'une chicane de couple, réfutant du coup les prétentions de Mme Durocher selon lesquelles sa fille est violentée et violée par son mari. Le gouvernement canadien prétend qu'elle n'est pas séquestrée, qu'elle n'est pas battue. — Johanne Durocher La mère de Nathalie Morin considère que le gouvernement canadien ferme les yeux sur la situation de sa fille. D'ici le rapatriement de Nathalie Morin, Amir Khadir propose qu'une délégation de parlementaires canadiens et québécois se rende en Arabie saoudite afin de constater eux-mêmes la situation de Nathalie Morin. La situation de Mme Morin
Nathalie Morin, 24 ans, vit à Riyad avec Saeed Al-Sharhani, qui la retiendrait chez lui et qui la battrait, selon sa mère. Selon cette dernière, sa fille est toujours enfermée dans le domicile familial et elle n'aurait pas de clé pour en sortir. Elle n'aurait pas non plus de téléphone, pas d'amis ni de vie sociale. Nathalie Morin a rencontré ce Saoudien à Montréal en 2002 alors qu'elle avait 17 ans. Elle est tombée enceinte quelques mois plus tard, mais entre-temps, le jeune homme a dû rentrer en Arabie saoudite sous le coup d'une menace de déportation. Mme Morin s'est rendue le visiter à plusieurs reprises entre 2002 et 2005, mais lors de son dernier séjour, son conjoint lui a appris qu'elle ne quitterait pas le pays sans lui. J'ai comme honte de mon gouvernement. [...] On permet ici, le gouvernement canadien, que quatre Canadiens soient [retenus] en otage, maltraités, torturés. — Johanne Durocher Joint par la journaliste d'Enquête, Madeleine Roy, le conjoint de Nathalie Morin nie tout catégoriquement. Il soutient que tout le monde est bien traité et que personne n'est séquestré.
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Affaire Nathalie Morin: Le gouvernement mis en demeure
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