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Montréal Campagne municipale

La bataille montréalaise est commencée

Mise à jour le lundi 8 juin 2009 à 9 h 57

Hôtel de ville de Montréal

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

L'hôtel de ville de Montréal

L'actuel maire Gérald Tremblay, sa rivale Louise Harel ainsi que les autres candidats à la mairie de Montréal étaient invités dimanche à décrire leur vision de l'avenir de la ville, lors d'un forum citoyen. Le ton est ainsi donné dans la campagne qui mènera aux élections du 1er novembre.

Pour la première fois, le maire de Montréal a commenté la candidature de l'ancienne ministre péquiste Louise Harel. Il croit que son arrivée risque de semer la division.

Gérald Tremblay reproche à son adversaire de vouloir replonger les Montréalais dans une bataille de structures en cherchant à redéfinir les pouvoirs des arrondissements. Il estime que la campagne municipale ne doit pas servir à refaire le débat sur la gouvernance de la métropole.

Il y a peut-être certaines améliorations qu'on peut apporter à la gouvernance de Montréal, mais certainement pas faire un débat de structures.

— Gérald Tremblay

Le chef du parti Union Montréal croit que les électeurs sont davantage préoccupés par le développement économique de la ville. Il s'agit d'un contraste par rapport à la révision des pouvoirs consentis aux arrondissements qui est suggérée par la future chef de Vision Montréal, Louise Harel.

Gérald Tremblay a tout de même amorcé son allocution en remerciant son adversaire pour des gestes qu'elle a posés quand elle était ministre des Affaires municipales dans le gouvernement de Bernard Landry. C'est elle, a-t-il rappelé, qui a permis la création de l'Office de consultation publique de Montréal, en plus d'accorder le droit à Montréal de tenir des référendums.

De plus, le maire Tremblay ne croit pas qu'il faut être bilingue pour diriger Montréal, même si c'est, selon lui, un atout.

Louise Harel a pour sa part réclamé une plus grande transparence des élus municipaux. Elle a d'ailleurs annoncé que son parti publierait sur son site web la liste de ses donateurs. Elle invite ses adversaires à en faire autant.

Elle explique que l'une de ses principales motivations pour faire le saut en politique municipale consiste à empêcher Montréal de s'ancrer dans un modèle de gouvernance où les arrondissements ont trop de pouvoirs.

Elle dit que ce ne sera pas sa seule priorité, mais elle insiste pour revoir le modèle actuel, qui a fait des arrondissements des quasi-villes avec des responsabilités qui nuisent à l'administration de la ville. Elle déplore principalement que les services aux citoyens varient d'un endroit à l'autre.

Il va de soit qu'un examen accéléré et non partisan va s'imposer sur la question de la gouvernance.

— Louise Harel

Pour sa part, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, dénonce la trop grande concentration du pouvoir au comité exécutif. De plus, le candidat à la mairie, qui était en réflexion, exclut maintenant la possibilité de se joindre à l'équipe Harel.

Mon rôle sera de rappeler à la population qu'il y a un bilan en matière de démocratie, en matière de gouvernance de l'administration Tremblay, qui n'est pas reluisant du tout, et il y a eu avant un bilan presque pire de l'autre formation, qui s'appelle Vision Montréal.

— Richard Bergeron

Réal Ménard hésite

Il y a toujours de l'incertitude autour d'un possible saut du bloquiste Réal Ménard en politique municipale. Le député fédéral d'Hochelaga, qui était présent au forum citoyen, était pressenti pour se joindre à Union Montréal, la formation de Gérald Tremblay.

M. Ménard hésite cependant à se lancer dans la course avec l'arrivée de Louise Harel, une amie de longue date, comme candidate à la mairie pour Vision Montréal. Réal Ménard se donne encore du temps pour faire un choix.

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