Des suspects appréhendés lors de l'opération Projet Machine à l'arrière d'un véhicule policier.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait le point sur la vaste opération conjointe qui a permis de démanteler un réseau de distribution de drogue relié aux Hells Angels.
Une opération policière conjointe permet de démanteler un vaste réseau de distribution de drogue dirigé par des Hells Angels à l'échelle du Québec. Quarante-six individus sont arrêtés.
Tôt mercredi matin, bien avant l'aube, quelque 600 policiers du SPVM, des Peacekeepers, de la SQ et de la GRC ont mené des perquisitions et procédé à des arrestations dans la grande région de Montréal, en Montérégie, dans les Laurentides et sur le territoire de la réserve autochtone de Kahnawake.
L'opération Projet Machine, fruit de deux ans d'enquête, a permis l'arrestation de 46 individus. Un suspect déjà incarcéré, un motard bien connu, figure parmi les gens qui faisaient l'objet d'un mandat d'arrestation.
Le réseau criminel était dirigé par deux membres en règle des Hells Angels, un appartenant au chapitre de Montréal, l'autre, de l'Ontario. Il comprenait trois réseaux de distribution de drogue, principalement du crack, couvrant la grande région de Montréal, celle de la ville de Québec et Mont-Tremblant.
Un entrepôt fortifié sur la réserve de Kahnawake, près de Montréal, a notamment fait l'objet d'une perquisition. Il servait de lieu de transit pour la drogue et l'argent, mais aussi pour du tabac, dont le trafic permettait de financier les opérations.
Le SPVM, qui se réjouit de la bonne collaboration avec les Peacekeepers, tient à préciser que ce sont des non-autochotones qui bénéficiaient de ces activités, qui inquiétaient d'ailleurs les membres de la communauté de Kahnawake.
En tout, 36 perquisitions ont été menées partout au Québec, notamment 10 à Montréal.
Selon un bilan encore provisoire, environ un kilo de cocaïne a été saisi, 860 roches de crack, 4000 comprimés de méthamphétamine, 138 caisses de tabac, 138 000 $ en argent comptant et 12 armes à feu. De plus, 11 coffres-forts, dont il reste à examiner le contenu, ont été saisis.
Selon le SPVM, le réseau criminel était capable d'injecter pas moins de 2000 roches de crack par semaine dans leur réseau de distribution au centre-ville de Montréal.