Harel courtisée

Louise Harel à l'Assemblée nationale du Québec   © PC/Jacques Boissinot

Louise Harel a entrepris des discussions avec les chefs des deux partis d'opposition en vue des élections municipales du 1er novembre, à Montréal.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, envisage de céder sa place à Louise Harel pour la candidature à la mairie. Le parti Vision Montréal voudrait de son côté lui confier le rôle de présidente du comité exécutif.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, envisage même de lui céder sa place si l'ancienne ministre désire se présenter à la mairie contre Gérald Tremblay.

Louise Harel a elle-même révélé avoir rencontré des représentants du parti Projet Montréal au cours des derniers jours. Elle a écrit sur son blogue, lundi, que le parti lui avait proposé d'être candidate à la mairie. Le texte n'est maintenant plus en ligne sur son blogue, mais elle a confirmé l'information à Radio-Canada.

Richard Bergeron s'est montré surpris des révélations de Mme Harel, mais il a confirmé que des discussions avaient eu lieu. « Cela démontre une ouverture de sa part aux discussions dont il est question », a déclaré M. Bergeron.

Le chef de Projet Montréal, qui avait d'abord rejeté l'idée d'offrir sa place à Mme Harel, a rappelé qu'il souhaitait réaliser une coalition de toutes les forces de changement dans la métropole. Selon lui, c'est le seul moyen de déloger l'administration « qui a tant fait perdre d'opportunités à Montréal ces huit dernières années ».

De son côté, Louise Harel doit maintenant prendre connaissance du programme du parti, adopté il y a un peu plus d'une semaine. Rappelons que Projet Montréal est un parti qui accorde une place importante à l'environnement et au transport en commun.

Déçu du choix de Labrecque

Richard Bergeron,. chef de Projet Montréal Richard Bergeron, chef de Projet Montréal

Richard Bergeron a par ailleurs commenté la candidature de Michel Labrecque à la mairie de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour le parti de Gérald Tremblay, Union Montréal.

« Il a choisi son camp, et je le regrette », a-t-il avancé. Sans nier le talent de Michel Labrecque, M. Bergeron croit que le président de la STM n'est pas à sa place. « Il sert de caution à cette administration », a-t-il ajouté.

Labonté lui offre un autre rôle

Louise Harel doit également rencontrer cette semaine le chef du parti Vision Montréal, Benoît Labonté.

Ce dernier n'a cependant pas l'intention de lui céder son poste de candidat à la mairie. Il lui a toutefois offert une place dans son équipe.

Benoît Labonté serait prêt à lui confier le rôle de présidente du comité exécutif en cas de victoire en novembre prochain.



En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.