![]() Montréal Kanesatake Trois personnes accuséesMise à jour le mercredi 20 mai 2009 à 17 h 19 Trois suspects arrêtés dans le cadre d'une opération antidrogue dans la réserve de Kanesatake ont comparu mercredi au palais de justice de Saint-Jérôme, au nord de Montréal. Les trois personnes, Janis Gabriel, Nancy Gabriel et Vincent Daoust, ont été accusées de production de marijuana. Daoust demeurera incarcéré jusqu'à son enquête sur remise en liberté, mardi prochain. Onze autres personnes arrêtées ont été relâchées. Elles pourraient toutefois devoir faire face à des accusations au cours des prochains jours. On sait que deux des individus arrêtés, Gary Gabriel et Barry Simon, étaient connus des milieux policiers et faisaient l'objet de mandats d'arrestation pour divers délits reliés à des crimes contre la personne. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) recherche toujours Jason Gabriel sur mandat. Le bilan de l'opération de mardi a été revu à la baisse pour ce qui est des arrestations, avec 14 personnes interpellées. Les 13 perquisitions effectuées ont permis de découvrir 1200 plants de cannabis, 8 serres hydroponiques, des armes et de la machinerie lourde.
Un dur coup au trafic Quelque 300 policiers d'une unité mixte d'enquête sur le crime organisé autochtone, provenant de la GRC, de la Sûreté du Québec et des Peacekeepers, ont participé à cette vaste opération à Kanesatake, près d'Oka, au nord-ouest de Montréal. L'opération, nommée projet Cerro, visait le démantèlement d'une organisation criminelle spécialisée dans la production de cannabis et a été initiée après des plaintes de citoyens. La police dit avoir porté un dur coup au réseau de trafiquants local. « Nous avons surtout déstabilisé un réseau de criminels local d'importance et avons perturbé sa capacité d'utiliser le territoire autochtone dans l'exécution de ses activités criminelles », estime Serge Joyal, inspecteur à la GRC. Même son de cloche du côté de l'Association des chefs policiers des premières nations, qui y voit un avertissement à ceux qui voudraient se livrer à des activités criminelles en toute impunité dans les réserves autochtones. Ceux qui se déguisent en protecteurs des droits ancestraux pour mener leurs activités criminelles et détruire la vie des jeunes seront montrés pour ce qu'ils sont vraiment. — Gordon McGregor, directeur de l'Association des chefs policiers des premières nations Console Audio-vidéo
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