Mark et Guy Lafleur (archives)
Le juge Claude Parent a rendu un verdict de culpabilité dans la cause de Guy Lafleur. Ce dernier était accusé d'avoir livré des témoignages contradictoires au procès de son fils Mark Lafleur.
L'ancienne vedette du Canadien est reconnu coupable d'avoir livré des témoignages contradictoires lors du procès de son fils.
Le juge de la Cour du Québec a statué que l'ancienne étoile du Canadien a volontairement induit la Cour en erreur, en septembre 2007, à l'enquête sur remise en liberté de son fils Mark.
Guy Lafleur n'avait pas mentionné à l'époque que son fils passait des nuits à l'hôtel. Il avait plus tard soutenu pour sa défense n'avoir pas compris ce qu'impliquait le couvre-feu imposé à son fils.
Seulement, le juge a estimé que les questions qui lui ont été posées en 2007 étaient précises, et qu'il n'y avait pas place à une interprétation contradictoire du couvre-feu, qui imposait à Mark Lafleur de dormir chez ses parents quand il obtenait un congé du centre de désintoxication où il se faisait traiter.
La preuve a révélé que Mark Lafleur avait couché à l'hôtel avec sa nouvelle copine, à quatre reprises, à Pointe-Claire, tout près du domicile de ses parents. C'est d'ailleurs Guy Lafleur qui allait le reconduire.
La Couronne propose une peine d'emprisonnement avec sursis, tandis que la défense croit suffisante une simple amende. La sentence sera connue le 18 juin.
Le Club de hockey Canadien a fait savoir que, malgré le jugement, il a l'intention de maintenir Guy Lafleur dans ses fonctions d'ambassadeur de l'équipe.
L'ex-joueur vedette sera cependant limité dans ses déplacements, puisqu'il a maintenant un casier judiciaire, ce qui l'empêchera notamment d'aller aux États-Unis.
La procureure de la Couronne, Lori Weitzman, estime que le jugement est sans équivoque sur le respect qui est dû à la Cour.
« Je crois que le message qu'on doit comprendre, c'est que même si les gens pourraient tenter ou pourraient croire que c'est facile de mentir à la Cour, ce n'est pas toléré, et ce sera sanctionné. Dès que nous pouvons avoir la preuve pour l'amener devant la Cour, nous le ferons, et dans les cas appropriés, il y aura condamnation et il y aura sentence », a dit Me Weitzman.