Josie Cioffi
Reconnue coupable d'une fraude de plus de 4 millions de dollars en mai 2008, l'ancienne gérante d'une succursale de la Banque Royale du centre-ville Josie Cioffi a reçu une peine de deux ans moins un jour à purger dans la communauté, jeudi, au palais de justice de Montréal.
Le juge Jean-Pierre Boyer impose une peine de 2 ans à purger dans la communauté à l'ancienne directrice d'une succursale de la Banque Royale qui a ouvert 21 comptes fictifs pour détourner l'argent.
Josie Cioffi devra également effectuer 180 heures de travaux communautaires.
Le juge Jean-Pierre Boyer, de la Cour du Québec, a décerné cette peine en estimant que la femme de 49 ans n'allait probablement pas récidiver. Mme Cioffi, pendant la première année de sa peine, sera confinée à son domicile, qu'elle ne pourra quitter que pour aller travailler ou pour subir des examens médicaux.
L'avocat de la Couronne réclamait 5 ans de prison en insistant sur le fait que Mme Cioffi avait abusé de la confiance de son employeur pour commettre ses fraudes. De son côté, la défense demandait une peine avec sursis en soutenant que Mme Cioffi avait été manipulée par son complice.
Josie Cioffi dirigeait la succursale de la Banque Royale située au coin des rues Sherbrooke et Peel. Elle a été reconnue coupable d'avoir ouvert 21 comptes fictifs grâce auxquels elle et son complice, le comptable Lorrain Théroux, 50 ans, ont contracté plusieurs prêts. La manoeuvre a permis aux deux individus de détourner un total 4,3 millions de dollars entre 1997 et 2001.
Une employée de la banque, intriguée par le fait que les adresses des 21 clients étaient toutes situées dans la même rue, a découvert que les prêts avaient été accordés à des clients fictifs.
La banque a poursuivi les deux complices au civil avant leur procès criminel, mais ils ont déclaré faillite et la banque n'a jamais recouvré son argent.
Le complice de Mme Cioffi a plaidé coupable et il a été condamné à quatre ans de prison.