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Montréal UQAM

Le syndicat rejette la dernière offre

Mise à jour le mercredi 22 avril 2009 à 8 h 52

Une manifestation des professeurs de l'UQAM devant le parlement du Québec

Une manifestation des professeurs de l'UQAM devant le parlement du Québec.

Le syndicat des professeurs de l'Université du Québec à Montréal, en grève depuis plus de six semaines, rejette la proposition finale déposée lundi soir par la direction de l'établissement. Le syndicat, qui tiendra une assemblée générale mercredi à 10 h, devait présenter une contre-offre à la partie patronale mardi soir.

Le contenu de la proposition finale soumise lundi soir par la direction de l'Université du Québec à Montréal n'a pas été rendu public. Selon les sources de Radio-Canada, elle prévoit une augmentation salariale de 11 % au cours des trois prochaines années et la création de 150 postes de professeurs au cours de la même période.

Le Syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ) obtiendrait ainsi presque ce qu'il réclamait (11,6 %) sur le plan salarial et la moitié des postes de professeurs qu'il demandait initialement (300).

Le SPUQ juge cependant cette offre insuffisante, et il entendait soumettre une contre-proposition à la direction de l'UQAM mardi soir.

Michèle Nevert

Michèle Nevert

« Vous comprenez que, si on dit qu'on va faire une contre-proposition, c'est qu'on est pas encore satisfait », a déclaré la présidente du SPUQ, Michèle Nevert. « On considère que la partie patronale et le gouvernement peuvent encore faire un petit effort. »

La direction de l'UQAM et le gouvernement du Québec souhaitent que les professeurs acceptent rapidement leur offre afin de permettre aux étudiants de poursuivre et de terminer leur session. L'UQAM se dit également prête à convenir rapidement des modalités de récupération des cours annulés en raison de la grève des professeurs.

Il s'agit de l'une des dernières occasions d'en arriver à un règlement négocié, puisque la ministre, qui a décidé de surseoir à son ultimatum pour donner une chance à la négociation, répète que le temps presse tout de même pour les étudiants. Une loi spéciale pourrait couper court à la négociation dans l'éventualité d'un rejet de l'offre finale de l'UQAM.

Le fait que nous souhaitons et nous voulons et nous avons la responsabilité - je crois que c'est une responsabilité partagée avec les professeurs aussi - que les étudiants puissent terminer leur session. C'est ce qui nous guide dans nos actions et nos décisions.

— Michelle Courchesne

Les profs plaident leur cause à Québec

Pauline Marois

Pauline Marois

Pendant que la direction du syndicat analysait l'offre de la direction de l'UQAM, quelque 300 professeurs ont manifesté mardi midi devant l'Assemblée nationale à Québec pour protester contre la menace d'une loi spéciale.

La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a affirmé qu'elle s'opposerait à une telle loi si elle était présentée en chambre. « Moi, je crois qu'il y a une situation d'iniquité qui est vécue à l'UQAM par les professeurs, a déclaré Mme Marois. Et cela, de deux façons: leur salaire moyen est en deçà du salaire moyen des professeurs d'université de même niveau. Le ratio maître-élève est aussi un ratio qui est beaucoup plus important dans leur cas qu'ailleurs. »

Il y a un sous-financement de l'Université. Le gouvernement, encore une fois, est responsable de ce qui se passe, alors c'est à lui à corriger ça.

— Pauline Marois

Outre Mme Marois, le député et porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, de même que plusieurs chefs syndicaux se sont adressés aux professeurs de l'UQAM réunis à Québec.

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