Le projet d'un réseau de train à grande vitesse (TGV) nord-américain, voulu par le président Barack Obama, pourrait avoir des répercussions jusqu'à Montréal.
La métropole pourrait devenir un point de liaison du réseau de TGV voulu par Barack Obama aux États-Unis, ce qui suscite l'intérêt des services municipaux et d'organismes environnementaux.
Un TGV français
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AFP/Raymond Roig
En effet, ce plan prévoit l'aménagement de lignes de TGV entre certaines grandes villes américaines, dont Boston et New York. Montréal est aussi mentionnée comme possible point de liaison.
De quoi faire rêver l'administration du maire Gérald Tremblay. « Le gouvernement américain annonce que l'avenir n'est plus dans l'industrie automobile, mais plutôt dans le ferroviaire, dans le redéploiement de moyens de transport collectif et je suis certain que ça aura des impacts ici également », estime le vice-président du comité exécutif à la Ville de Montréal, André Lavallée.
M. Lavallée juge toutefois prématuré d'envisager un éventuel financement de la part de la Ville.
Du côté de Transport 2000 Québec, une association de promotion et défense des transports en commun par les usagers, un projet de TGV reliant Montréal à Boston serait viable. « Notre souhait, c'est que le gouvernement fédéral soit vraiment coincé entre cette volonté importante à Washington et aussi que les deux premiers ministres de l'Ontario et du Québec nous aident à maintenir cette pression sur Ottawa pour relancer ce projet », déclare le directeur général, Normand Parisien.
Washington investit 8 milliards
Jeudi dernier, le président des États-Unis a lancé le projet de train à grande vitesse. Il est prévu que 8 milliards de dollars des 787 milliards du plan de relance de l'économie nationale aillent à la réalisation de ce projet, auquel Washington ajoutera annuellement un milliard, et ce, sur une période de cinq ans.
« Il s'agit juste d'un premier pas. Nous savons que cela va être un projet à long terme », a dit M. Obama, qui n'a aucune difficulté à justifier le développement d'un tel train.
Actuellement, cinq lignes ferroviaires seulement ont une vitesse de plus de 127 km/h aux États-Unis. Le président veut que la vitesse moyenne atteigne 350 km/h sur les lignes à grande vitesse, comme en Europe ou au Japon.
D'après un reportage de Dominic Brassard.