![]() Montréal Pont de l'autoroute 25 Dépassement des coûtsMise à jour le vendredi 17 avril 2009 à 15 h 53 Exclusif
Radio-Canada a appris que le ministère des Transports devra éponger un dépassement de près de 25 millions de dollars sur le chantier du pont de l'autoroute 25, le premier chantier en partenariat public-privé (PPP) au Québec. Ce montant équivaut à plus de 10 % de la facture annoncée par le gouvernement, soit 207 millions de dollars. C'est encore le montant qu'on trouve sur le site web du ministère des Transports. Quand le gouvernement du Québec a annoncé la construction du pont de l'autoroute 25 en PPP, en septembre 2007, il a promis un strict contrôle des coûts. « Tout est fait finalement avec un souci: que la surprise, c'est qu'il n'y ait pas de surprises », avait alors déclaré Monique Jérôme-Forget, ex-présidente du Conseil du Trésor. Or, des surprises, il y en a eu. Le prolongement de la 25, ce n'est pas que le pont sur la rivière des Prairies. C'est également six kilomètres d'autoroute à Laval et à Montréal. Dans la métropole, l'autoroute sera en tranchée, et c'est en la creusant qu'on est tombé sur un os. « On a découvert des contaminants, des sols contaminés, des volumes beaucoup plus élevés que ceux initialement entrevus », explique Sandra Sultana, directrice du Bureau des partenariats publics-privés à Transports Québec. Disposer de ce surplus de sols contaminés a coûté 14,8 millions de dollars, une somme entièrement assumée par Québec. Mais ce n'est pas tout. La Ville de Montréal a demandé des modifications au projet: mise en valeur d'un écoterritoire situé entre l'autoroute et le ruisseau De Montigny, élargissement des trottoirs de trois viaducs (aux boulevards Henri-Bourassa, Maurice-Duplessis et Perras), aménagement de pistes cyclables, notamment. Le tout coûtera 8,676 millions de dollars, une somme ici encore épongée par Québec. Le montant total des dépassements est donc de 23,548 millions de dollars. « On ne s'attend pas à ce qu'il y ait d'autres... euh... d'autres surprises de cette nature-là. [...] Il demeure que tous les autres risques, qui sont ceux qu'on parle habituellement dans un projet, ceux-là sont bien balisés et ils sont transférés au partenaire privé », poursuit Mme Sultana. Par exemple, un embâcle a endommagé des caissons, il y a quelques semaines. C'est le partenaire privé qui a assumé les frais de la réparation. Autrement, le chantier va bon train: 40 % du projet est déjà réalisé et les échéanciers sont respectés. « On va toucher du bois, mais ça se passe très bien », assure Daniel Toutant, PDG de Concession A25. Une entente de 974 pages balise les relations entre Québec et son partenaire. Elle prévoyait, dans son annexe 4, les volumes de terrains contaminés que le partenaire privé trouverait sur le site:
L'entente de partenariat prévoyait également, à son annexe 9, que toute modification au projet était à la charge de celui - du ministère ou du partenaire privé - qui la demandait. D'après un reportage de Jean-Hugues Roy Console Audio-vidéo
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