Michelle Courchesne
La ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, donne 10 jours au syndicat des professeurs de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à la direction de l'établissement pour mettre un terme au conflit de travail qui dure depuis cinq semaines.
Les professeurs et la direction de l'université montréalaise ont 10 jours pour régler leur conflit de travail, faute de quoi la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, devra « prendre ses responsabilités ».
Sans parler ouvertement de loi spéciale, la ministre Courchesne avertit que le gouvernement devra « prendre ses responsabilités » si le conflit de travail se prolongeait au-delà du délai de 10 jours.
« Chaque jour qui passe fait en sorte que la session est de plus en plus menacée. Alors, c'est évident - la semaine prochaine nous ne siégeons pas - mais, c'est évident que si on ne se trouve pas dans une négociation qui termine le conflit, je répète que notre responsabilité sera de s'assurer de... »
Historiquement, quand un ministre parle de la nécessité de prendre ses responsabilités pour régler un conflit de travail, c'est qu'une loi spéciale est en préparation.
5e semaine de grève
Les professeurs de l'UQAM, réunis en assemblée générale lundi, ont décidé de poursuivre leur grève amorcée le 9 mars dernier, il y a près d'un mois. Ils ont voté, dans une proportion de 91 %, pour la poursuite de la grève. Ils entreront dans leur cinquième semaine de conflit de travail.
L'UQAM n'a pas déposé de nouvelles offres depuis le rejet, dans une proportion de 90 %, de sa dernière proposition. L'Université offrait une augmentation de salaire de 4 % à la signature et la création de 25 postes de professeurs dès le mois de juin. De son côté, le syndicat des professeurs réclame l'embauche de 300 nouveaux professeurs au cours des 3 prochaines années et une augmentation de salaire de 11 %.
La convention collective des professeurs est échue depuis le 31 mai 2007, tandis que celle des maîtres de langue est échue depuis le 31 mai 2008.