Des syndiqués s'invitent à déjeuner

Une manifestation devant la maison de Pierre Karl Péladeau Une manifestation des syndiqués devant la maison de Pierre Karl Péladeau

Des employés en lock-out du Journal de Montréal manifestent devant la résidence du PDG de Quebecor Media, Pierre Karl Péladeau, dans l'arrondissement montréalais d'Outremont.

En lock-out depuis le 25 janvier dernier, des syndiqués ont manifesté, mercredi matin, devant la résidence du PDG de Quebecor Media, Pierre Karl Péladeau, dans l'arrondissement Outremont.

En lock-out depuis le 24 janvier dernier, les membres du syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM), affilié à la CSN, soutiennent que leur patron refuse de renouer avec la négociation. Ils veulent attirer l'attention sur l'une des demandes patronales, qui consiste à permettre l'élimination de 119 postes en favorisant la sous-traitance.

Les syndiqués ont symboliquement planté 119 croix, au nom de chacune des personnes, qui perdraient ainsi leur emploi. Les employés touchés seraient en majorité des femmes.

Le conflit de travail

Une affiche des syndiqués du Journal de Montréal Une affiche des syndiqués du Journal de Montréal

Les demandes de Quebecor portent sur 233 points et permettraient à l'employeur d'utiliser les textes du 24 heures, du magazine 7 jours, du site Internet Canoë, du Journal de Montréal et du Journal de Québec dans tout le réseau d'édition. Une telle pratique réduirait le nombre de journalistes requis pour la production.

L'employeur souhaite également augmenter le nombre d'heures de travail de 30 à 37,5 heures par semaine, sans rémunération additionnelle, et supprimer la semaine de quatre jours pour tout nouvel employé.

Quebecor réclame aussi la possibilité d'utiliser la sous-traitance pour les employés de bureau et les petites annonces. Une telle mesure entraînerait 87 licenciements à court terme. Le Journal de Montréal n'est pourtant pas en mauvaise posture financière, argue le syndicat. Ce dernier estime que l'entreprise a dégagé des profits de quelque 50 millions de dollars en 2008, pour un chiffre d'affaires de 200 millions.