Procès de Saïd Namouh
Pas de témoin en défense
Mise à jour le lundi 6 avril 2009 à 11 h 26
|
|
Saïd Namouh
|
Accusé de complot terroriste, Saïd Namouh ne témoignera pas pour sa défense lundi au palais de justice de Montréal. Son avocat, René Duval, plaidera plutôt l'inconstitutionnalité de la loi sur le terrorisme pour tenter de le faire acquitter.
Le débat sur la constitutionnalité de la loi canadienne sur le terrorisme devrait durer trois jours. Mais, M. Duval devrait toutefois présenter une autre requête avant de remettre en question la loi en vertu de laquelle son client est accusé. Il demandera vraisemblablement à la Cour de majorer le montant de l'aide juridique qui lui est versé pour défendre son client.
Le présumé terroriste d'origine marocaine est accusé d'avoir participé à l'élaboration d'attaques terroristes contre l'Allemagne et l'Autriche et d'être lié au Global islamic media front.
Enquête internationale
Saïd Namouh a été arrêté en septembre 2007 en Mauricie. Une enquête internationale est à l'origine de l'arrestation de Saïd Namouh. Il est soupçonné d'avoir comploté avec des sympathisants d'Al-Qaïda en Autriche dans le but de commettre un attentat en Europe. Deux de ses présumés complices ont aussi été arrêtés par la police autrichienne.
Selon la police, Saïd Namouh entretenait des liens par Internet avec des individus qui menaçaient notamment l'Allemagne et l'Autriche d'attentats si les deux pays maintenaient des contingents militaires en Afghanistan.
Des découvertes dans l'ordinateur
Les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avaient été alertés par des collègues allemands et autrichiens, en juillet 2007, qui affirmaient qu'un internaute très actif dans le milieu de la propagande islamiste vivait au Canada.
Lors de son arrestation à Maskinongé, en septembre 2007, l'ordinateur de Saïd Namouh avait été saisi. L'enquête a permis de découvrir qu'entre septembre 2006 et septembre 2007, il avait participé à 1275 occasions à des groupes de discussion qui portaient sur différents sujets, comme le djihad. Il aurait aussi eu des discussions avec le chef d'un groupe considéré comme la branche médiatique d'Al-Qaïda.