![]() Montréal UQAM Les professeurs prolongent la grèveMise à jour le lundi 30 mars 2009 à 10 h 22
En grève depuis maintenant deux semaines, les professeurs de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) poursuivront leur mouvement pour au moins 10 jours. Ils se sont prononcés vendredi, dans une proportion de 91 %, en faveur de la poursuite de la grève. Les quelque 1000 professeurs de l'UQAM sont sans contrat de travail depuis 22 mois. Ils réclament des augmentations de salaire et l'embauche de 300 professeurs au cours des 3 prochaines années. Ils ont rejeté une l'offre finale de la direction de l'Université la semaine dernière dans une proportion de 90 %. L'Université offrait une augmentation de salaire de 4 % à la signature et la création de 25 postes de professeurs dès le mois de juin. La convention collective des professeurs est échue depuis le 31 mai 2007, tandis que celle des maîtres de langue est échue depuis le 31 mai 2008. Un climat tendu La Cour supérieure du Québec a accordé une injonction à l'UQAM contre les professeurs, qui ne pourront plus tenir de manifestations bruyantes dans les corridors ou faire du piquetage en groupe de plus de cinq grévistes. L'injonction provisoire est d'une durée de 10 jours et stipule que les professeurs devront se tenir à au moins 5 mètres des portes de l'établissement ou du métro. Ils ne pourront plus empêcher l'accès à l'Université, faire du piquetage à l'intérieur des pavillons ou perturber les cours donnés par les chargés de cours. L'UQAM a demandé cette injonction à la suite de plusieurs incidents impliquant des étudiants et des professeurs. Les parents pauvres du réseau Une étude de la firme AON Conseil révèle que les salaires des professeurs de l'UQAM sont en moyenne de 10 % inférieurs à ceux de leurs collègues des autres universités. Les professeurs de l'UQAM gagnent, en moyenne, quelque 3 % à 5 % de moins que leurs homologues du réseau de l'Université du Québec. L'analyse précise que la charge de travail n'est pas moindre à l'UQAM. Les négociations pour la convention collective des professeurs se tiennent dans un contexte où l'établissement doit respecter son plan de redressement financier. Ce dernier, imposé par Québec, prévoit un retour à l'équilibre budgétaire en 2013-2014. La tâche s'annonce difficile pour l'Université, puisque ses dépenses augmentent plus rapidement que ses revenus. Québec a imposé cet échéancier pour l'équilibre budgétaire après avoir épongé la dette de 200 millions générée par l'institution dans son aventure immobilière. Console Audio-vidéo
Téléjournaux régionauxTéléjournaux régionaux |