Un plan pour contrer l'intimidation

École (archives)

Dans la foulée de la disparition du jeune David Fortin au Saguenay, la Commission scolaire Marie-Victorin de Longueuil lance son plan d'action pour contrer l'intimidation à l'école. La campagne, lancée sous le thème « L'intimidation, ça ne passe pas avec moi! », invite les jeunes à refuser ces comportements.

La Commission scolaire mobilise l'ensemble de son personnel, les élèves et leurs parents pour contrer l'intimidation à l'école. La campagne invite les élèves à s'élever contre ce fléau scolaire.

Le plan d'action de la Commission scolaire, auquel ont souscrit les 11 écoles affiliées, prévoit trois niveaux d'intervention, soit auprès:

  • de son personnel
  • des élèves
  • des parents d'élèves

Tout le personnel scolaire sera mis à contribution pour enrayer le fléau de l'intimidation. L'ensemble du personnel - personnel enseignant et personnel des services de garde - sera ainsi formé pour être en mesure de détecter tout comportement d'intimidation et être en mesure d'y réagir adéquatement.

« Les échanges autour du sujet et le partage de nos expériences et de nos connaissances ont permis d'identifier ensemble des moyens et des actions concrètes pour prévenir dans nos écoles les problématiques liées à ce phénomène », a déclaré la directrice de l'école Pierre-D'Iberville et responsable du comité multidisciplinaire chargé du projet, Francine Désorcy.

Les parents seront également mis à contribution. Ils seront sensibilisés sur la manière de détecter les comportements qui pourraient indiquer que leur enfant est victime d'intimidation et sur la façon de réagir.

Quant aux élèves, leur sensibilisation est amorcée depuis le début de l'année. Ils apprennent à développer leurs habiletés sociales et à résoudre les conflits. Ils apprennent à faire face à l'intimidation, en la dénonçant auprès des adultes de leur entourage, tout en identifiant leurs comportements qui pourraient s'avérer intimidants pour leurs pairs.

« Nous voulons amener les enfants à affirmer leur refus face à l'intimidation. L'angle abordé: apprendre à nos élèves à bien communiquer leurs émotions. » — Francine Desorcy

Malgré le milieu plutôt pacifique dans lequel les écoles de la Commission scolaire Marie-Victorin travaillent, l'intimidation s'y retrouve sous diverses formes. Selon une étude publiée par l'Association québécoise des psychologues scolaires, « L'intimidation, c'est aussi notre affaire! », quelque 10 % des élèves seraient victimes d'intimidation et 15 % de l'absentéisme scolaire serait attribuable à la crainte de l'intimidation.