Débrayage-surprise des cols bleus

tempête

Les principales artères montréalaises sont déneigées en dépit des 15 à 25 cm de neige qui se sont abattus sur la métropole québécoise, mercredi. Les opérations de déneigement vont bon train malgré un débrayage-surprise des cols bleus pendant l'heure de pointe, mercredi soir.

Ulcérés par le non-paiement d'heures supplémentaires du mois de décembre, les cols bleus ont cessé de déneiger la ville durant l'heure de pointe de mercredi soir.

Ulcérés de ne pas avoir reçu le paiement de leurs heures supplémentaires du mois de décembre, quelque 600 cols bleus ont cessé de travailler de 16 h à 18 h 30. D'autres irritants écorchent également l'épiderme des cols bleus, qui sont sans contrat de travail depuis 2 ans. La situation de certains employés surnuméraires, qui n'ont pas été rémunérés au cours des dernières semaines, ajoute à la grogne.

Une entente est finalement intervenue vers 22 h entre les parties. La Ville s'est engagée à payer les heures supplémentaires d'ici deux semaines et les cols bleus ont promis de ne plus perturber le déneigement.

Le président du syndicat Michel Parent déplore l'initiative des syndiqués, mais il comprend leur colère. Il affirme que le syndicat n'a rien à voir avec ce débrayage improvisé. Il croit que les travailleurs ont pu se passer le mot grâce aux systèmes de communication dont les véhicules de la Ville sont munis.

La Ville est incapable de préciser comment une telle erreur administrative a pu survenir. Elle devra procéder à une enquête pour déterminer les causes de l'erreur. Il pourrait y avoir des mesures disciplinaires à l'endroit des cols bleus qui ont débrayé et contre d'éventuelles personnes fautives au service de la paie.

Les opérations de déneigement ont repris et le chargement de la neige a même débuté jeudi matin dans certains arrondissements. Il s'étendra à l'ensemble de la ville au cours de la journée.

Le nouveau responsable du déneigement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Luis Miranda, a l'intention de donner un coup de barre aux opérations qui laissent à désirer dans certains arrondissements. M. Miranda veut améliorer la concertation entre la ville-centre et les arrondissements afin d'améliorer l'efficacité du déneigement.

M. Miranda soutient qu'au moins trois arrondissements font mal leur travail. « On va revoir tous les plans de déneigement des arrondissements, explique-t-il. On va s'asseoir avec les différents services de déneigement de chacun des arrondissements. »

Maire de l'arrondissement d'Anjou, M. Miranda a remplacé le frère du maire, Marcel Tremblay, à la tête du département du déneigement avec un mandat bien précis du maire Gérald Tremblay.

« Mon mandat, le maire m'a demandé effectivement d'améliorer le service. Il faut tout faire pour que le service soit impeccable. » — Luis Miranda

Heure de pointe difficile

L'heure de pointe est particulièrement difficile ce matin dans la grande région de Montréal, où la tempête de mercredi a laissé jusqu'à 25 centimètres de neige par endroits.

Bien que la majorité des grands axes aient été déneigés pendant la nuit, les routes demeurent glissantes, ce qui complique les déplacements. Plusieurs sorties de routes sont d'ailleurs signalées sur le réseau routier, notamment sur les autoroutes 40, 20 et 640 en périphérie de Montréal.

En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.