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Montréal Journal de Montréal

Le conflit se politise

Mise à jour le mercredi 28 janvier 2009 à 15 h 18

David Whissell

Le conflit de travail au Journal de Montréal trouve des échos dans la Vielle Capitale, où des députés provinciaux ont indiqué qu'ils ne collaboreraient plus avec le quotidien montréalais tant que le lock-out est en vigueur.

Marisol Schnorr, attachée de presse du ministre du Travail du Québec David Whissell, a déclaré que son patron agirait ainsi. Elle estime que d'autres députés imiteront son patron pour éviter de poser des gestes qui pourraient être perçus comme des prises de position dans le conflit.

Le député péquiste François Rebello, porte-parole de l'opposition officielle en matière de travail, n'accordera aucune entrevue au Journal de Montréal, car il estime que cela équivaudrait à traverser un piquet de grève. La directive a également été transmise à l'ensemble des députés péquistes. Le Parti québécois avait observé la même ligne de conduite lors du lock-out au Journal de Québec.

Du côté de l'Action démocratique du Québec (ADQ), le député Éric Caire soutient qu'une évaluation sera faite au cas par cas.

La FPJQ inquiète

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dénonce le boycottage des députés pourtant destiné à soutenir la presse. « Aujourd'hui c'est parce qu'il y a un conflit de travail, demain ce sera parce qu'on n'aime pas les questions du journaliste ou son angle », a déclaré le président de la fédération François Bourque. « Bref, je ne vois pas comment ne pas répondre à un journaliste permet de mieux servir le public', a dit M. Bourque. »

M. Bourque estime que les politiciens devraient se préoccuper davantage de leur transparence plutôt que de bouder des journalistes. « Il y a des lois sur l'accès à l'information qui mériteraient d'être revues, des lois sur la protection des sources et du matériel journalistique », a-t-il poursuivi.

Une majorité de chroniqueurs

Une majorité de chroniqueurs vedettes continueront de collaborer avec le Journal de Montréal durant le conflit. Plusieurs ont évoqué la crainte de perdre leur emploi une fois le conflit terminé s'ils interrompaient leur collaboration.

Gilles Proulx a, quant à lui, indiqué que les syndiqués du Journal étaient des enfants gâtés qui possédaient, malgré les demandes patronales, la meilleure convention collective dans les médias québécois.

Seuls Martin Brodeur, Jacques Demers et Daniel Green ont indiqué qu'ils interrompraient leur collaboration.

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