Le Journal de Montréal
Un conflit de travail est évité à court terme au Journal de Montréal. Le syndicat des employés et Quebecor Media s'assoiront à la table des négociations le 6 janvier prochain.
Radio-Canada a appris mardi qu'un conflit de travail est évité à court terme au Journal de Montréal. Une rencontre avec le conciliateur, nommé en urgence par le ministre du Travail David Whissel, a permis d'établir un calendrier de négociations.
À partir du 6 janvier, les deux parties entreprendront donc des négociations intensives sur le renouvellement de la convention collective.
Mardi, le syndicat et l'employeur doivent signer une lettre de trêve qui les engage à ne pas déclencher un lock-out ou une grève pendant ces négociations.
Les membres du syndicat, qui avaient rejeté les premières offres de Québécor Media, craignaient qu'un lock-out soit décrété par Quebecor Media dès le 2 janvier, puisque la convention collective arrive à échéance le 31 janvier prochain.
Un énorme fossé
Quebecor Media soutient avoir besoin de concessions importantes pour faire face au ralentissement économique qui pointe à l'horizon.L'entreprise demande l'augmentation des heures de la semaine de travail - de 30 à 37 heures - des employés pour un salaire identique. Une demande qui se traduirait par une diminution de salaire de l'ordre de 20 % à 25 %, selon le syndicat.
L'employeur voudrait obtenir aussi le droit à la convergence afin, clame-t-il, de s'adapter aux changements que connaît l'industrie des journaux dans le monde.
À la mi-décembre, le président de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, avait plaidé que les « mutations [sont] caractérisées par l'avènement d'une culture de la gratuité, la modification des habitudes des lecteurs qui tendent de plus en plus vers Internet, les réalités de l'information en temps réel et la transférabilité des contenus sur des supports numériques ».
Chantal Larouche, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), avait pour sa part fait valoir que « Quebecor veut pouvoir alimenter tous les médias du groupe sans égard pour l'intérêt public ».