Entente de principe

La raffinerie de Petro-Canada de Montréal La raffinerie de Petro-Canada de Montréal

Le syndicat des employés de la raffinerie de Petro-Canada dans l'est de Montréal et la direction de l'entreprise sont parvenus à une entente de principe.

Après plus d'un an de lock-out, les 260 employés de la raffinerie de l'est de Montréal voient la lumière au bout du tunnel.

Représentés par le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), les 260 employés sont en lock-out depuis plus d'un an, soit le 17 novembre 2007, et leur convention collective est échue depuis le 31 janvier 2007.

L'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard a été nommé médiateur au dossier au début du mois de décembre.

« Me Bouchard a joué un rôle appréciable et sans aucun doute que sa participation a aidé à faire avancer certains enjeux. » — Le représentant national du SCEP-FTQ, Daniel Cloutier

Les détails de l'entente ne seront toutefois pas dévoilés avant la tenue de l'assemblée générale du syndicat, prévue pour mardi prochain. Le comité de négociation recommande l'acceptation de l'entente. Le syndicat estime que les travailleurs, s'ils entérinent l'entente de principe, pourraient être de retour au travail au début du mois de janvier.

Daniel Cloutier Daniel Cloutier

Selon le syndicat, les négociations achoppaient sur trois principaux points. Petro-Canada souhaitait mettre un terme à l'entente-cadre de négociation qui servait d'étalon pour l'ensemble des raffineries canadiennes. Elle demandait également des concessions en santé et sécurité au travail de même que sur la formation des travailleurs.

Petro-Canada a tenté de maintenir la production de la raffinerie de l'est de Montréal grâce au travail des employés cadres, mais le syndicat allègue qu'elle avait recours à des briseurs de grève. Un contentieux opposait d'ailleurs les deux camps à ce sujet. « Ils ont réussi à opérer la raffinerie, mais pas à 100 % », selon M. Cloutier.

Le ralentissement était tel, au cours des derniers mois, que l'entreprise a dû s'approvisionner en essence auprès de concurrents.

Boycottage de Petro-Canada

Le SCEP, en collaboration avec la FTQ et le Congrès du travail du Canada (CTC), avait entamé depuis le début de l'automne un boycottage des stations d'essence de la compagnie. Selon le syndicat, cette opération prenait de l'ampleur et bénéficiait d'un soutien du milieu syndical non seulement au Québec, mais aussi partout au Canada.