Québec sort l'UQAM du gouffre

Michelle Courchesne Michelle Courchesne (archives)

Le gouvernement du Québec sort l'Université du Québec à Montréal (UQAM) du gouffre financier dans lequel elle s'était plongée au cours de son aventure immobilière. Québec allonge 180 millions de dollars pour soulager l'institution de sa dette contractée lors de la construction du Complexe des sciences.

Le gouvernement du Québec éponge la dernière dette de 180 millions de dollars contractée par l'institution au cours de son aventure immobilière.

Cette dette épongée par Québec s'ajoute à celle de 200 millions que le gouvernement avait réglée dans le dossier de l'Îlot voyageur. La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, ajoute à ces sommes les 85 millions de dollars de financement que le gouvernement retenait en vertu de la loi sur les déficits des universités.

« La décision du gouvernement s'est prise parce que nous reconnaissons l'importance de cette université dans l'univers éducatif du Québec. C'est une université importante. » — Michelle Courchesne

L'institution peut maintenant respirer un peu plus à l'aise, puisque les coûts en intérêts de ces dettes menaçaient son bon fonctionnement.

En revanche, l'UQAM s'est engagée à équilibrer son budget d'ici l'année 2013-2014. L'exercice sera plus difficile qu'il n'y paraît pour la direction, car les coûts augmentent plus rapidement que les revenus.

« Les nouvelles décisions permettent de fermer une fois pour toutes une page douloureuse de l'histoire de notre université. Enfin, nous pouvons surmonter les effets financiers de cette dérive immobilière et nous concentrer sur notre avenir. » — Le recteur de l'UQAM, Claude Corbo