Un itinérant (archives)
Des organismes communautaires, dont Le Chaînon qui se consacre aux femmes en difficulté, déplorent le manque de ressources du système de la santé. Plusieurs organismes soutiennent que le réseau de la santé se décharge de sa mission sur le dos des organismes communautaires.
Des organismes communautaires déplorent le transfert de responsabilité du milieu de la santé vers les ressources communautaires dans le domaine de la santé mentale et de la toxicomanie.
Les représentants du Chaînon ont témoigné, mardi, devant la commission parlementaire sur l'itinérance qui se déroule à Montréal pour une deuxième journée. Le réseau de la santé, selon eux, est incapable de suffire à la demande dans le domaine des soins psychiatriques et de la toxicomanie des personnes itinérantes.
Moins coûteux, les organismes communautaires commencent toutefois à trouver lourd leur rôle de « partenaires ». « Même l'hiver dernier, nous avons eu une résidente extrêmement malade, elle a été hospitalisée et aurait dû rester à l'hôpital, estime une porte-parole du Chaînon, Marie-Hélène Houle. Mais, l'hôpital disait qu'il ne pouvait plus rien faire pour elle et cette dame-là est décédée à la maison d'hébergement. »
L'autre exemple qui revient souvent dans les témoignages des organismes communautaires est le cas des jeunes placés dans les Centres jeunesse. Ils aboutissent souvent à la rue le jour de leurs 18 ans. Institutionnalisés depuis des années, ces jeunes sont laissés à eux-mêmes sans aucune ressource.
Les intervenants du Chaînon ont demandé la création d'un centre de dégrisement ou de répit à Montréal. Ce centre servirait à traiter les gens en crise. Les organismes communautaires déplorent qu'il n'existe, pour l'instant, que deux types d'interventions: policière ou médicale.