Les syndiqués disent non

Employés de Pétro-Canada

En lock-out depuis 10 mois, les 260 travailleurs de la raffinerie de Petro-Canada à Montréal-Est ont massivement rejeté, mercredi, la dernière offre de l'entreprise.

Les 260 travailleurs de la raffinerie de Montréal-Est rejettent à 95,6 % la dernière offre de l'entreprise.

C'est dans une proportion de 95,6 % que les syndiqués ont dit non au contrat proposé. Celui-ci d'une durée de six ans, prévoyait notamment des augmentations salariales de 14 % pour les trois premières années.

« Le résultat parle de lui-même. Petro-Canada a tout faux sur la détermination de nos membres dans ce conflit », a déclaréle président de la section locale 175 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, Jacques Vanier, à l'issue du scrutin.

Le syndicat était obligé de soumettre l'offre à ses membres, après une demande de Petro-Canada auprès du ministère du Travail.

Le vote était d'ailleurs supervisé par la Commission des relations de travail, qui a délégué deux de ses représentants.

Petro-Canada a indiqué qu'elle souhaitait se retirer du programme de négociations de conventions collectives communes à toutes les raffineries, ce dont se méfie énormément le syndicat.