Lundi 13 février 2012 22 h 17 HNE
![]() Montréal Pont Champlain Les experts se font rassurantsMise à jour le mercredi 17 septembre 2008 à 10 h 15
Pendant que le maire de Brossard, Jean-Marc Pelletier, s'inquiète de la sécurité des usagers du pont Champlain, l'ingénieur Roger Nicolet estime que la population est en sécurité malgré l'état de dégradation du lien autoroutier reliant Montréal à la Rive-Sud. L'étude, rendue publique par l'émission Enquête de Radio-Canada, rouvre le débat sur la nécessité de construire un nouveau pont entre Montréal et ses banlieues sud. La firme Oxand parle d'éléments du pont qui sont dans un état critique très élevé, dont des poutres situées sur le côté de l'eau. Ce qui complique les choses, c'est qu'il est difficile pour les experts d'évaluer la solidité du pont, étant donné l'état avancé de corrosion des armatures, qui entraîne une incertitude quant à l'évaluation des risques. Je me permets de commenter les propos du responsable des ponts fédéraux qui dit: « Je suis passé dessus (le pont Champlain) hier et tout était bien ». C'est probablement ce que se disaient les gens qui sont allés sur le viaduc Concorde 10 minutes avant qu'il ne s'effondre. — Jean-Marc Pelletier Le maire de Brossard soutient que ce genre de propos n'est pas de nature à rassurer la population. « Ce qui va être de nature à rassurer la population, c'est de rendre publiques toutes les études, toutes les expertises, de façon à ce que nous voyions les conclusions des ingénieurs pour que nous puissions apprécier la situation. » Par ailleurs, le maire Pelletier croit que la situation serait catastrophique pour les gens de la Rive-Sud si les travaux prévus devaient forcer la fermeture de trois voies du pont Champlain puisque l'ensemble des infrastructures offre un total de 11 voies de circulation entre Montréal et la Rive-Sud. Une traversée sécuritaire Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper estime que la population est en sécurité: « Le pont Champlain est sécuritaire sinon nous l'aurions fermé. » M. Harper souligne que toutes les mesures sont prises pour suivre l'évolution de la dégradation du pont.
L'ingénieur Roger Nicolet, commissaire au sein de la commission d'enquête sur l'effondrement du viaduc de la Concorde, abonde en ce sens. Il fait confiance à ses collègues ingénieurs de la société des ponts Jacques-Cartier et Champlain. Il croit que les automobilistes sont en sécurité malgré l'état de dégradation du pont. Il estime toutefois que la réfection du pont, envisagée par le gouvernement à raison de 200 millions de dollars par année pendant 10 ans, ne constitue pas la meilleure solution. Quand on parle de 200 millions de dollars par année de façon récurrente, je crois qu'on a atteint le stade où on doit envisager le remplacement le plus rapidement possible parce que ce qu'on va faire, au mieux, c'est de pallier à très court terme sans régler le problème de façon satisfaisante. — Roger Nicolet M. Nicolet, tout comme le maire de Brossard, croit que l'amélioration du transport en commun entre la Rive-Sud et Montréal demeure un incontournable pour améliorer la circulation dans la région. Mais, la construction d'un nouveau pont reste essentielle pour l'industrie du camionnage et la circulation automobile. Le pont ChamplainAvec 57 millions de véhicules qui y circulent par année, dont 8 % de camions, il s'agit du pont qui est le plus emprunté au Canada. Il a fallu 5 ans, soit de 1957 à 1962, pour construire cette véritable épine dorsale de la circulation automobile montréalaise.
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Détour électoral par le pont Champlain, explique Jean-Hugues Roy.
Jacques Bissonnet rapporte les réactions provinciale et municipale aux problèmes du pont Champlain.
Marie-Josée Bouchard interviewe Normand Parisien de Transport 2000.
Patrice Roy interviewe le directeur du pont Champlain Glen Carlin.
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