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Des policiers du SPVM (archives) |
Après les revendications de groupes de défense des droits des minorités et d'intervenants communautaires, des voies s'élèvent pour défendre le travail des policiers qui sont intervenus au parc Henri-Bourassa samedi dernier. L'opération s'est soldée par la mort de Fredy Villanueva, 18 ans.
Un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) déboulonne quelques mythes urbains sur l'utilisation de l'arme de service des agents dans les pages de La Presse. Anonymement publiée dans la section Forum, la lettre du policier explique les raisons pour lesquelles il croit que le policier qui a tiré sur le jeune Villanueva sera blanchi par l'enquête de la Sûreté du Québec (SQ).
Il explique notamment que les policiers doivent parfois prendre des décisions critiques « en une fraction de seconde » pendant que leur vie peut en dépendre. Il souligne qu'un policier attaqué, même par un individu non armé, peut se servir de son arme à feu s'il se sent menacé. Le policier précise que s'il est désarmé, le policier peut se faire abattre par sa propre arme à feu.
Pour un policier, le fait d'être agrippé par la gorge et de se faire étrangler est suffisant pour sentir sa vie menacée, avance le policier.
Entre la fiction et la réalité
Tout en rappelant que l'utilisation de l'arme à feu demeure une mesure de dernier recours, les coups de semonce et les tentatives d'atteindre des suspects à une main ou une jambe n'existent que dans les films. L'agent soutient qu'un policier qui agirait de la sorte aurait commis une erreur de jugement en dégainant son arme, puisque d'autres moyens se seraient alors offerts à lui.
Les policiers, lorsqu'ils sont contraints de dégainer leur arme à feu, sont formés pour viser la partie la plus massive du corps, soit le thorax, selon le policier. Une version corroborée par une professeure de droit de l'Université de Montréal, Louise Viau.
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Fo Noemi et René St-Léger du CRARR |
Un collègue criminologue de Mme Viau, André Normandeau, est toutefois plus critique du travail des policiers. Il estime que les policiers ont mal évalué les risques auxquels ils étaient exposés. Ce dernier croit que les policiers auraient pu utiliser du poivre de Cayenne ou un pistolet à décharge électrique.
Le Centre de recherche-action des relations raciales (CRARR) et la Ligue des Noirs jettent le blâme de la mort du jeune homme sur les policiers du SPVM. Ils dénoncent également que l'enquête pour faire la lumière sur les événements ait été confiée à la SQ. Ils croient que les policiers seront plus enclins à protéger leurs collègues qu'à rechercher la vérité et la justice.
Les deux organismes réclament la tenue d'une enquête publique.