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Grève illimitée au Hyatt Regency

Mise à jour le samedi 19 juillet 2008 à 22 h 32

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Des syndiqués en grève devant le Hyatt Regency de Montréal

Les 280 syndiqués de l'hôtel Hyatt Regency de Montréal ont déclenché une grève illimitée, samedi après-midi.

Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, a affirmé que l'évolution des négociations en vue d'un nouveau contrat de travail est insatisfaisante. Le syndicat accuse la direction d'utiliser des tactiques d'intimidation et d'employer des briseurs de grève recrutés dans des agences. C'est le personnel-cadre qui doit assurer le service pendant la grève.

La décision de débrayer immédiatement a été prise malgré les deux journées de conciliation prévues lundi et mardi prochain.

Les employés du Hyatt réclament notamment une réduction de la charge de travail des préposés aux chambres et une augmentation de salaire. Les discussions portent également sur la sous-traitance, de plus en plus utilisée, selon le syndicat.

À Longueuil, par ailleurs, les travailleurs du Holiday Inn sont en lock-out depuis jeudi dernier.

Une quarantaine d'hôtels touchés

La Fédération du commerce annonce que d'autres débrayages et rassemblements importants toucheront plusieurs hôtels, au cours des prochains jours. Le mouvement pourrait se propager jusqu'à Québec, où des votes sur un mandat de grève de trois jours se tiendront dans huit hôtels.

À Montréal, les employés de l'Hôtel Quality et ceux du Sheraton Four Points ont voté en faveur d'une banque de 72 heures de grève, jeudi dernier.

Les deux nouveaux mandats de grève s'ajoutaient à ceux des syndiqués de 12 autres hôtels affiliés à la CSN.

L'Hôtel Quality compte 140 chambres et 22 employés syndiqués et le Sheraton Four Points dispose de 196 chambres et 88 travailleurs syndiqués.

Les banques de 72 heures de grève peuvent être utilisées en continu ou en blocs sans préavis au moment jugé opportun par le syndicat local.

Dans la région de Sherbrooke, trois hôtels se sont dotés de banques de grèves de 72 heures.

Dans l'ensemble de la province, 41 syndicats représentant 5500 travailleurs affiliés à la Fédération du commerce de la CSN négocient de nouvelles conventions collectives échues depuis le 31 mars dernier. Ils réclament une réduction de leur charge de travail, l'amélioration du régime de retraite et l'élimination du recours croissant au personnel d'agences de placement.

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