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MontréalRelations de travail

Des syndiqués sceptiques

Mise à jour le jeudi 17 juillet 2008 à 15 h 55

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Bell contrôlée par BCE

Photo: La Presse Canadienne /Paul Chiasson

(archives)

La décision de la société Bell de fermer sept boutiques au Québec et en Ontario provoque le scepticisme du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, affilié à la FTQ. Au nombre des boutiques fermées se trouve celle de l'avenue du Mont-Royal, dont les employés se sont syndiqués il y a deux semaines.

La boutique Espace Bell du plateau Mont-Royal a été fermée sans préavis, les employés se sont même butés à des portes closes, jeudi matin. Elle était devenue la première succursale canadienne à se syndiquer. Six employés syndiqués ont perdu leur emploi.

Le syndicat est persuadé que la fermeture de la succursale est directement liée à la syndicalisation des employés. « Nous ne laisserons pas Bell s'en sortir comme ça, fermer sauvagement un magasin, de mettre à la rue une vingtaine de jeunes travailleurs et travailleuses », a déclaré un porte-parole.

La FTQ rappelle que Bell a bénéficié du soutien du gouvernement du Québec en des temps moins favorables.

De son côté, Bell se défend d'avoir agi de la sorte en raison de la syndicalisation de ces employés. La société précise que l'atelier de service technique, attenant à la boutique du plateau Mont-Royal où travaillent neuf employés syndiqués, demeure ouvert. La succursale du plateau Mont-Royal avait été déménagée de la rue Papineau à l'avenue du Mont-Royal dans le but d'atteindre la rentabilité, mais l'opération s'est soldée par un échec, selon Bell.

Bell a fermé sept succursales: trois à Montréal, une à Québec, une à Granby et deux à Ottawa. Bell a offert des dédommagements aux 32 employés mis à pied et pourrait leur offrir un emploi dans d'autres boutiques Espace Bell.

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