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Hockey - Centre-ville de Montréal
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Les policiers de la Ville de Montréal ont été surpris par la violence des émeutes, étant donné qu'il ne s'agissait pour le Canadien que d'une victoire au premier tour des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey. La police de Montréal prévoit rajuster le tir, comme elle l'a mentionné mardi en conférence de presse. Le plan d'action sera donc revu en prévision de la prochaine série du Canadien.
![]() Gérald Tremblay |
Le plan d'action des policiers prévoyait une croissance des mesures d'intervention tout au long de la progression (éventuelle) du Canadien en séries éliminatoires, et le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Yvan Delorme, a avoué que la stratégie sera revue et améliorée en prévision du prochain tour.
De son côté, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a refusé de remettre l'entière responsabilité de ces débordements entre les mains des policiers. Le maire s'est dit déçu et choqué des événements.
« On ne peut pas permettre à un petit groupe de personnes de vandaliser le domaine public, des automobiles de police et également le domaine privé. Je peux vous dire que cela a un impact sur l'image de Montréal », a déclaré le maire Tremblay.
Des casseurs s'infiltrent
![]() Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe Des casseurs ont incendié une voiture du SPVM. |
Des casseurs ont profité des célébrations entourant la victoire du Canadien en huitième de finale pour provoquer des affrontements avec des policiers, commettre des actes de vandalisme et allumer des incendies.
L'escouade anti-émeute et les pompiers ont dû intervenir rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal. Au moins 16 voitures de police ont été endommagées et 5 ont été incendiées.
Des vitrines de magasins ont aussi été fracassées. Le service de police a procédé à 16 arrestations, dont celles de trois mineurs.
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Comment expliquer les actions des vandales? Le psychologue Pierre Faubert offre des pistes de réponses. Lisez notre article à ce sujet. |
Présence policière conviviale
Les policiers ont adopté une approche conviviale en se mêlant à la foule tout en faisant sentir leur présence. Après le début des émeutes, les policiers ont préféré procéder à des arrestations ciblées plutôt que massives. M. Delorme a précisé que la grande majorité des partisans ont fêté convenablement et que le grabuge a été causé par un petit groupe de criminels. M. Delorme appuie ses dires sur le fait que ce sont les équipements des policiers qui étaient ciblés par ces actes.
Les personnes arrêtées feront, entre autres, l'objet d'accusations pour voies de fait, méfaits, méfaits contre des véhicules de police, agressions armées contre des policiers, et introductions par effraction, a précisé l'agent Laurent Gingras, du Service de police de la ville de Montréal.
« Nous n'avons pas l'intention de fermer la Ville pour une poignée de criminels », a déclaré le directeur du SPVM. La Ville et son corps policier étudient néanmoins la possibilité de fermer la rue Sainte-Catherine en prévision des autres matchs qui auront lieu au Centre Bell.
Malgré les émeutes qui ont généré des dégâts de l'ordre de 500 000 $ aux voitures du SPVM, la direction du corps de police se félicite que personne n'ait été blessé.
Le regroupement de commerçants Destination centre-ville, dont plusieurs membres ont eu les vitrines fracassées, estime que la fermeture des rues aux abords du Centre Bell doit être envisagée.
Des réactions politiques
![]() Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe Voiture de police incendiée rue Sainte-Catherine. |
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, estime que les policiers doivent intervenir de façon plus musclée pour éviter que des émeutes de la sorte se reproduisent. Il croit que les autorités municipales et provinciales devraient donner un mandat clair aux corps policiers d'utiliser tous les moyens à leur disposition pour contrer des vandales qui provoquent une émeute et nuisent à la réputation de la ville.
De son côté, le ministre responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand, a déploré qu'un petit groupes de casseurs ait perturbé les festivités. Il a précisé que de grands événements comme le festival de Jazz se déroulait sans grabuge chaque été à Montréal.
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Il y a des bums partout. Il y en a dans tous les secteurs de la société. Il y a des professionnels malhonnêtes même si la grande majorité est honnête, il y en a dans le secteur financier, il y en a partout. Il y a des gens qui ont juste en tête de faire de la casse, c'est déplorable. Il faudra être mieux préparé la prochaine fois. — Le ministre responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand
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L'enquête se poursuit
Après le visionnement de vidéos tournées pendant les événements et la cueillette d'informations livrées par le public au service Info-Crime, d'autres arrestations sont à prévoir.
La soirée a débuté dans la joie, mais après une heure de célébrations, les fêtards se sont transformés en casseurs.
Les policiers ont quitté les lieux pour revenir en force plus tard. Des bouteilles, des pierres et des poubelles ont été lancées sur l'escouade anti-émeute. Les émeutiers ont aussi atteint des passants. Il n'y aurait cependant pas eu de blessés graves.
Les esprits se sont calmés vers 2 h 30, mais les policiers ont poursuivi leurs patrouilles au centre-ville.
En 1993, les finales de la coupe Stanley avaient également entraîné des débordements dans les rues de Montréal.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne