Départ fracassant

Élue en septembre dernier au sein du conseil exécutif de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Sylvie Tremblay démissionne avec fracas.

La vice-présidente sortante de l'Action démocratique du Québec, Sylvie Tremblay, dénonce son parti à qui elle reproche de manquer de démocratie et de l'avoir intimidée.

Sylvie Tremblay

Dans sa lettre de démission publiée dans le quotidien de Québec Le Soleil, Mme Tremblay affirme que l'ADQ n'est pas ce qu'il prétend être, qu'il préconise des idées rétrogrades pour les droits des femmes et qu'il menace la démocratie.

Au lendemain de son élection à la vice-présidence du parti, elle raconte qu'elle a reçu un appel d'un ancien membre de l'exécutif réélu, lui demandant de « de me fermer la gueule, de les laisser aller, et d'appuyer tout ce qu'ils présentaient peu importe mon avis ». Elle ajoute que des pressions ont été exercées pour qu'elle ne soit pas candidate dans Verdun et l'île des Soeurs.

Elle pense aussi que le parti de Mario Dumont a des politiques rétrogrades envers les femmes en leur proposant 100 $ par semaine si elles restent à la maison pour garder les enfants et faire le ménage, plutôt que pour aider les familles et les parents. « Est-ce que M. Dumont désire retourner 50 ans en arrière? Veut-il aussi enlever le droit de vote aux femmes tant qu'à y être? ».

Enfin, Mme Temblay dit craindre la dictature du parti et affirme qu'elle ne votera pas pour l'ADQ.

Le chef du parti, Mario Dumont, n'a pas réagi.

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