100 millions pour recouvrir l'autoroute Ville-Marie

Mercredi dernier, l'un des responsables du projet de modernisation de la rue Notre-Dame déclarait au quotidien La Presse que le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie tel que proposé par Radio-Canada, entraînerait des coûts additionnels de 100 millions de dollars.

La proposition de Radio-canada d'aménager un grand parc au dessus de l'autoroute Ville-Marie coûterait 100 millions de dollars de plus, selon un responsable du Ministère des Transports. Mais pour un porte-parole de Radio-Canada, le jeu en vaut la chandelle.

Une maquette du futur tracé de la, rue Notre-Dame.

C'est ce qu'il en coûterait, selon Jean-Marc Desrochers, du ministère des Transports, pour recouvrir de dalles de béton le tronçon d'autoroute en tranchée de 1,5 kilomètre que la Ville et le MTQ envisagent de creuser au sud de la tour de Radio-Canada.

Dans le mémoire qu'elle a présenté lors des audiences publiques sur le projet de modernisation de la rue Notre-Dame, la société d'État propose d'aménager un vaste parc public par-dessus l'autoroute à huit voies. L'espace vert s'étendrait du pont Jacques-Cartier jusqu'au Vieux-Montréal.

Cette solution permettrait aussi à Radio-Canada de préserver ses projets de développement immobiliers et de mise en valeur du secteur. La SRC compte en effet transformer les terrains entourant la tour en un vaste projet résidentiel et corporatif de près de 2000 logements.

Ronald Prud'homme, porte-parole de la division immobilière de Radio-Canada, a expliqué à Radio-Canada.ca qu'on ne construit plus aujourd'hui d'autoroutes en tranchée au coeur d'un centre-ville.

Ces structures d'une autre époque brisent l'harmonie et la cohésion urbaine, selon lui. Il cite en exemple la cassure provoquée par l'autoroute Décarie, dans les quartiers à l'ouest du centre-ville.

Qui plus est, l'aménagement d'un grand parc au dessus de l'autoroute Ville-Marie, aurait un effet très positif dans ce secteur plutôt isolé en créant un espace commun agréable et stimulant autant pour les résidants que les entreprises des quartiers environnants.

Quant aux 100 millions de dollars que ce projet ajouterait aux coûts de modernisation de la rue Notre-Dame, Ronald Prud'homme les voit plutôt comme un investissement.

Selon M. Prud'homme, ces coûts supplémentaires pourraient être rentabilisés à partir entre autres de l'augmentation de la valeur foncière des immeubles et des terrains environnants et des divers investissements et projets générés par la revitalisation du secteur.