Un épisode de smog à Montréal. (Archives)
La pollution atmosphérique serait responsable d'au moins 1500 décès prématurés chaque année dans la métropole, selon la Direction de la santé publique de Montréal.
La Direction de la santé publique de Montréal presse la Ville de revoir ses politiques afin de réduire la pollution automobile, responsable selon elle de 1500 décès chaque année à Montréal.
L'organisme demande par conséquent à la Ville de Montréal de revoir en profondeur ses politiques de transport urbain pour réduire l'achalandage automobile.
Selon la Direction de la santé publique, les gaz à effet de serre produits par le transport routier ont un impact majeur sur la santé de la population urbaine. Outre les décès qu'on lui attribue, la pollution automobile serait aussi responsable de plus de 6000 cas de bronchites infantiles par an, rapporte l'organisme.
Les gens qui vivent le long des autoroutes connaissent aussi des taux d'hospitalisation nettement plus élevés que la moyenne, près de 20 % de plus chez les personnes âgées, selon les données recueillies par la santé publique.
Pour le Dr Drouin, le plan de transport de la Ville de Montréal se limite à des intentions louables, mais dans les faits, on s'apprête à prolonger l'autoroute 25 et à élargir la rue Notre-Dame, ce qui, selon lui, va à l'encontre de la santé publique.
Le médecin ajoute que la Ville de Montréal a une occasion unique de revoir ses politiques en matière de développement urbain avec la réfection prochaine de l'échangeur Turcot et la modernisation de la rue Notre-Dame.