
Projet de loi 22
![]() Gérald Tremblay devant la commission parlementaire sur le projet de loi 22 |
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, demande à Québec de faire passer l'arrondissement Ville-Marie, qui contient le centre-ville de Montréal, directement sous sa houlette. Le maire Tremblay a également revendiqué de nouvelles sources de revenus lors de son intervention devant la commission parlementaire qui débat du projet de loi 22.
Le maire Tremblay estime que la gestion du centre-ville devrait revenir au maire de la ville puisque les intérêts du centre-ville transcendent ceux de l'arrondissement. Selon lui, la gestion devrait revenir au maire « afin de servir les intérêts de l'ensemble de la ville et non seulement les objectifs locaux définis en arrondissement. »
Le projet de loi 22 vise à réformer la gestion du conseil d'agglomération de Montréal et à la doter de nouvelles sources de revenus.
Le maire Tremblay a plusieurs idées pour diversifier les sources de revenus de la ville :
Le maire de Montréal juge essentielle l'obtention de nouvelles sources de revenus « pour assurer au milieu municipal une source de revenus de croissance sans hausse du fardeau fiscal global des contribuables ».
Non à la récupération de la TPS
![]() La ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau |
Ouverte aux autres propositions du maire Tremblay, la ministre des Affaires municipales et des régions, Nathalie Normandeau, écarte toutefois la récupération du point de pourcentage de la TPS.
Si l'ensemble des élus montréalais s'entend sur l'obtention de nouvelles sources de revenus pour la métropole québécoise, les réformes politiques du conseil d'agglomération continuent de semer la zizanie.
Le maire Tremblay s'oppose à la constitution du secrétariat d'agglomération, une nouvelle structure qui se juxtapose au conseil d'agglomération, une structure héritée des défusions déjà compliquée et difficile à gérer. De leur côté, les maires des villes défusionnées y voient une façon de gagner en influence. Ils estiment que leurs citoyens sont discriminés par la gestion de l'agglomération de Montréal.
Le gouvernement libéral aimerait adopter le projet de loi 22 avant Noêl, mais l'opposition du Parti québécois (PQ) et les réserves de l'Action démocratique du Québec (ADQ) risquent de retarder son adoption. Les deux partis d'opposition craignent que le projet de loi n'alourdisse la gestion de l'agglomération.