Nuit mouvementée à Montréal

Des policiers ont dû intervenir à l'intérieur de l'université. Des policiers ont dû intervenir à l'intérieur de l'université.

Des policiers ont délogé une centaine d'étudiants de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) qui voulaient passer la nuit de lundi à mardi dans l'université. Les étudiants en grève voulaient tenir un « bed-in », mais leur projet a été contrecarré par l'intervention policière vers 1 h 30.

Des policiers délogent une centaine d'étudiants qui voulaient passer la nuit dans l'université. Les étudiants en grève dénoncent le plan de redressement de l'UQAM et le sous-financement du réseau universitaire québécois.

Les étudiants affirment que les policiers ont fait un usage démesuré de la force pour qu'ils quittent le pavillon Hubert-Aquin de l'UQAM. Selon les étudiants, leur occupation ne concernait qu'un petit espace de l'université et leur action allait laisser libre cours à la circulation pendant le jour.

Plus tôt dans la journée, des étudiants ont empêché le professeur et candidat au rectorat Claude Corbo de donner son cours. Ils ont aussi été délogés par la police. Trois étudiants ont été arrêtés.

Quelque 300 étudiants ont par ailleurs fait le tour de l'îlot Voyageur au cours d'une manifestation dénonçant le plan de redressement financier de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) exigé par le gouvernement du Québec.

Les étudiants exigent plutôt du gouvernement qu'il éponge la dette contractée par l'UQAM dans son aventure immobilière des dernières années et, d'une façon plus générale, qu'il réinvestisse en éducation. Les étudiants estiment que le réseau universitaire québécois est sous-financé dans son ensemble.

Une conférence a été donnée au milieu de la rue par le professeur du département de science politique Francis Dupuis-Déri. Une conférence a été donnée au milieu de la rue par le professeur du département de science politique Francis Dupuis-Déri.

Le plan de redressement, dénoncé par les étudiants, comprend des hausses des frais afférents de 80 $ par session, un moratoire de l'embauche d'enseignants et une augmentation du ratio étudiant/professeur. Les étudiants soutiennent que ces mesures les appauvrissent et détériorent la qualité de l'enseignement.

Le gouvernement du Québec, insatisfait du premier plan présenté par l'UQAM, en exige un nouveau qui écourte le remboursement de la dette. L'UQAM s'est enlisée dans un déficit de 300 millions de dollars avec la construction des pavillons des sciences et de l'Îlot Voyageur.

La manifestation de lundi s'est tenue dans le cadre de la grève de 18 000 étudiants issus de 5 des 7 associations facultaires de l'UQAM.

Un mouvement uqamien

Les étudiants en sciences humaines (AFESH), en arts (AFEA), en lettres, langues et communications (AFELLC), ainsi qu'en sciences politiques et en droit (AFESPED) délaissent les salles de cours. Le mouvement de débrayage pourrait se poursuivre la semaine prochaine.

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