
 | Une manifestation des opposants à la dérivation de la rivière Rupert
| Une coalition de groupes environnementaux québécois et américains, de même que des membres de la communauté crie, ont manifesté devant les bureaux de la société d'État Hydro-Québec, vendredi matin. Ils dénoncent la dérivation de la rivière Rupert près de la baie James dans le projet Eastmain-1-A-Sarcelle-Rupert.
Les environnementalistes reprochent à Hydro-Québec de détruire l'une des plus grandes rivières du nord de l'Amérique et d'y détruire l'écosystème. Ils dénoncent les coûts du projet de 5 milliards de dollars, en plus de discréditer les études environnementales commandées par le gouvernement.
 | La rivière Rupert
| De son côté, Hydro-Québec se défend en citant deux études environnementales effectuées sur le projet: la première par la commission fédérale d'examen et la seconde par le comité d'examen du gouvernement du Québec. La société d'État affirme qu'il est mensonger de parler de destruction de la rivière Rupert et de son écosystème. Des aménagements seront installés pour permettre à la rivière et à son écosystème de s'adapter au nouveau débit de la rivière.
Les environnementalistes avancent qu'Hydro-Québec aurait dû se tourner vers l'éolien qui constitue une source d'énergie plus écologique et adaptée à la région. La société d'État rétorque que l'éolien, bien qu'intéressant comme source d'énergie complémentaire, ne saurait se substituer à l'hydroélectricité.
| « | Il n'existe à ce jour aucune solution ni aucune combinaison de solutions de rechange pouvant garantir les mêmes avantages (...) que le projet. Quant à la production éolienne, cette filière représente un complément intéressant au projet proposé et sera avantagée par sa réalisation, mais elle ne saurait la remplacer. - La commission fédérale d'examen | » |
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Le projet de la rivière Rupert consiste à dériver le cours d'eau, qui coule du lac Mistassini vers la baie James, pour augmenter le débit d'eau arrivant successivement à quatre centrales et accroître ainsi leur production d'électricité. L'eau de la Rupert sera turbinée aux centrales suivantes:Eastmain-1 ou Eastmain-1ADe la SarcelleLa Grande 2A ou Robert-BourassaLa Grande 1
La « Paix des braves », signée en 2001 par le premier ministre de l'époque, Bernard Landry, et l'ex-grand chef des Cris, Ted Moses, a rendu possible le projet de la rivière Rupert. L'entente porte sur le développement des ressources du Nord québécois.
Elle prévoit que les communautés cries soient associées à l'aménagement du complexe Eastmain-Rupert, mais porte aussi sur une variété d'aspects du développement du Nord, comme l'établissement d'un régime forestier adapté et la gestion de la faune locale.
Ajout d'une puissance de 893 mégawattsProduction de 8,5 térawattheures annuellement - L'équivalent de la consommation d'électricité de la Ville de Québec pendant un anConstruction de deux nouvelles centrales - Eastmain-1A et de la SarcelleDérivation de la rivière Rupert à 314 km de l'embouchure de la baie JamesDérivation de 71 % du débit de l'eau vers le nord
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