Un sachet contenant le vaccin contre la rage du raton
Les autorités de la santé publique ont amorcé les opérations de largage de 450 000 appâts-vaccins contre la rage en Montérégie et en Estrie. Ces opérations visent à éradiquer la rage du raton laveur qui s'est propagée du nord du Vermont à l'Estrie, l'an dernier, et qui menace maintenant la Montérégie.
Les largages de vaccins sont commencés en Montérégie et en Estrie. La santé publique tente d'endiguer la propagation de la maladie, venue du Vermont en 2006.
Des opérations de contrôle ont été effectuées au sol depuis le mois de juin dernier. Le largage des vaccins a pour but de former une barrière immunologique et d'éviter la propagation de la maladie. Des avions volent à basse altitude et larguent des vaccins à l'intention des ratons laveurs et des moufettes.
Les vaccins, à l'état liquide, sont contenus dans des petits sachets de plastique recouvert d'une substance pour attirer les animaux.
Les largages s'effectuent dans la zone comprise entre la frontière américaine au sud et le mont Saint-Hilaire au nord, le lac Brome à l'est et Huntingdon à l'ouest.
Les autorités de la santé publique rapportent 50 cas d'animaux infectés cet été - 47 ratons laveurs et 3 moufettes - contre seulement 4 l'an dernier. Destinés à ces deux espèces animales, les vaccins sont inoffensifs pour les autres espèces et les humains qui y seraient accidentellement exposés.
Quelques cas de rage ont été découverts récemment autour de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Iberville, aux portes des banlieues montréalaises plus peuplées. Pour l'instant, la rivière Richelieu freine la progression, mais un expert du ministère des Ressources naturelles, Pierre Canac-Marquis, se demande combien de temps ça tiendra.