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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Montréal

Mise à jour le dimanche 15 juillet 2007 à 15 h 55
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Commission Johnson

Les yeux du monde rivés sur les travaux

Pierre Marc Johnson

Pierre Marc Johnson (archives)

Des experts américains, européens et israéliens suivent en direct les travaux de la commission chargée de faire la lumière sur l'écrasement du viaduc de la Concorde.

L'intérêt est si grand que Pierre-Marc Johnson, qui préside les audiences, a rendu publiques les versions anglaises des nombreux documents d'expertise. Il a également demandé qu'on traduise les divers témoignages ayant déjà eu lieu.

Un des experts de la commission, Jacques Marchand, professeur de génie civil à l'Université Laval, a même confié à la Presse canadienne que certains de ses collègues français, qui assistaient à Montréal cette semaine au 12e Congrès international de la chimie du ciment, rentraient aussitôt les ateliers terminés afin de suivre la retransmission des audiences!

L'élément le plus digne d'intérêt pour ces spécialistes des structures en béton réside dans les analyses d'experts qui expliquent les causes précises de l'effondrement. Quatre ingénieurs mandatés par la commission ont en effet consacré plus de 15 000 heures à la réalisation de ces analyses, qui, selon M. Marchand, sont parfois très pointues.

Présidée par l'ancien premier ministre du Québec Pierre-Marc Johnson, la commission a pour objectif de faire la lumière sur les circonstances qui ont mené à l'effondrement du viaduc de la Concorde, à Laval, le 30 septembre dernier. Cinq personnes étaient mortes et six autres avaient été blessées.

D'utilité mondiale

Viaduc de la Concorde

L'effondrement du viaduc de la Concorde (archives)

Selon M. Marchand, les informations techniques fournies dans le cadre des travaux sont de très grande qualité. Il lui apparaît donc logique qu'on s'y intéresse.

Par exemple, lorsque Denis Mitchell a recommandé de modifier le Code canadien sur le calcul des ponts routiers afin de rendre obligatoire l'installation d'étriers « anticisaillement » dans tous les porte-à-faux de béton, des ingénieurs français, italiens, allemands et britanniques tendaient l'oreille parce que des structures semblables sont présentes dans leurs pays. L'absence de ces étriers a été identifiée comme la cause de l'effondrement à Laval.

Selon M. Marchand, une chose est sûre: les conclusions de la commission se refléteront un jour dans les diverses installations routières du monde entier.